Journalistes, protégez vos données

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Vendredi, le hacker Kheops et la journaliste et écrivain Amaelle Guiton, sont venus à l’université de Gennevilliers avec pour objectif de nous sensibiliser aux enjeux de la sécurité des communications, question centrale pour l’exercice du métier de journaliste.   

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Actu data/média du 25 au 3 février

Google voudrait bloquer les revenus des sites illégaux

[Lu sur Gizmodo]

Accusé d’aider les sites de piratage, Google semble aujourd’hui prêt à prendre des mesures radicales. Le journal anglais The Telegraph révélait samedi que le moteur de recherche serait actuellement en discussion avec PayPal, Visa et MasterCard pour couper les vivres des sites linkant vers des biens culturels piratés, films, musique et livres.

Google envisage notamment de bloquer les fonds transitant vers les sites qui ne répondent pas aux poursuites juridiques engagées à leur encontre, par exemple parce qu’ils sont hébergés à l’étranger.

En 2010, Visa, PayPal et Mastercard avaient déjà pris ce genre de sanction à l’encontre de WikiLeaks, endommageant sérieusement les finances et le bon fonctionnement du site.

« Quand votre cœur cesse de battre, vous continuez à tweeter »

[lu sur RT.com]

Que les twittos se réjouissent. Pour ceux qui ne supporteraient pas l’idée de disparaître du web après leur mort, Twitter assure, à partir de mars, le service après-vente. Le réseau social ambitionne, avec l’application LivesOn, de prolonger la vie numérique après la mort.

« Quand votre cœur cesse de battre, vous continuez à tweeter » est la promesse de cette application.  Inspirée de la vie virtuelle de l’individu décédé, elle créera sa « personnalité numérique », en  publiant des tweets générés à partir des sujets et des liens tweetés de son vivant. Il est d’ores et déjà possible de procéder à son inscription sur le site et de suivre le compte Twitter de LivesOn, @_Liveson.

« Le service analysera votre fil Twitter principal, choisira soigneusement les sujets, likes et articles qui vous auraient probablement intéressés », explique RT.com. Deux autres applications similaires existent déjà : DeadSocial, ouvert en avril, envoie des messages que vous avez programmés aavnt votre décès ; If I Die, une application israélienne lancée en janvier 2012, « laisse un message sur le mur du défunt après confirmation de son décès par trois de vos amis. »

La future directrice du Monde face aux journalistes

[Lu sur Télérama.fr]

Si les actionnaires ont validé ses nouvelles fonctions de directrice du Monde, Natalie Nougayrède, actuellement reporter chargée de la diplomatie, doit encore convaincre ses collègues de voter pour elle.

Lors de son audition face aux rédactions du groupe Le Monde, la journaliste, encore hésitante, a exposé sa vision du journalisme et ce qu’elle comptait mettre en place si elle était élue. Avec en tête, la mise en place d’une offre payante enrichie sur le web et du bi-médias dans la rédaction. Quand les journalistes la questionnent sur son projet de ligne éditoriale, Natalie Nougayrède évoque trois points : « l’information en majesté », « la proximité » et « donner du sens à l’information », en la distinguant bien de la publicité même si selon Télérama, elle a « toute sa place ».

Et quand un journaliste l’interpelle sur sa future relation avec le trio d’actionnaire du Monde (Pigasse, Niel et Bergé), Natalie Nougayrède a tenté de rassurer : « Je ne suis pas naïve, mais pas non plus dans une méfiance contre-productive, je défendrai la ligne jaune quand il le faudra ». Verdict le 1er mars prochain.

Et s’il existait une “Journée sans informations ?”

[Lu sur Télérama.fr]
Assia

Pour commémorer la disparition des reporters Marie Colvin et Rémi Ochlik, tués en Syrie le 22 février 2012, un collectif a lancé la campagne « A Day Without News ?, « Une journée sans informations ? ». Le but de cette initiative, lancée par l’un des vice-présidents de l’agence de photos Getty Images Aidan Sullivan, est « d’attirer l’attention sur le nombre croissant de journalistes tués et blessés dans les conflits armés », de « développer une diplomatie publique, un agenda institutionnel et juridique pour combattre cela  avec plus d’efficacité » et « d’enquêter et de recueillir des preuves pour des poursuites judiciaires. »

Avec le soutien du public, de la publicité et des associations de journalistes comme Reporters sans frontières (RSF), « A Day Without News » espère faciliter l’identification, l’investigation et la poursuite des crimes de guerre commis contre les journalistes. Cat Colvin, la sœur de Marie Colvin, Emilie Blachère, l’amie de Rémi Ochlik ont rejoint le collectif avec, entre autres, la journaliste Christiane Amanpour ou encore le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki Moon. Vous pouvez soutenir la cause sur le site internet.
En 2012, 88 journalistes ont été tués en faisant leur travail, selon les chiffres de RSF.

Paris au secours de ses kiosquiers

[Lu sur Lexpress.fr]

Et si les kiosques disparaissaient du décor parisien ? C’est en tout cas ce que pourraient provoquer les blocages à répétition organisés par les ouvriers de Presstalis, principal approvisionneur des distributeurs de journaux. Pour ne rien changer à son paysage, la ville de Paris a informé, ce jeudi, qu’elle proposera au prochain Conseil municipal fin mars une aide financière de 200 000 euros aux quelque 340 kiosquiers qui égaient ses rues.

Les espaces publics numériques en danger ?

[Lu sur InternetActu]

Le blog InternetActu consacre un dossier  à la pérennité des espaces publics numériques (EPN) en France, dans un contexte de rigueur budgétaire.
Financés par les collectivités territoriales, les EPN ont pour objectif de promouvoir les usages d’Internet et des techniques d’information et de communication (TIC) auprès du plus grand nombre.
Au nombre de 4 700, ces dispositifs sont en déclin. Les EPN se sont développés à une période où 50% de la population française n’était pas connectée à Internet. En 2012, 3 Français sur 4 disposent d’une connexion et les smartphones et tablettes se sont multipliés. Du coup, la fréquentation de ces espaces diminue.  Les EPN ont-elles accompli leur mission ?, s’interroge InternetActu. Sont-ils encore utiles ?
Pour InternetActu, la difficulté des EPN réside dans leur incapacité à se renouveler. Ils proposent des solutions pour aider ces espaces à s’adapter à ces changements : mise en réseau des EPN, favoriser les partenariats avec les Fablab.

Le projet de loi pour améliorer le secret des sources est achevé 

[Lu sur France24]

Christiane Taubira, la ministre de la Justice a déclaré vendredi dernier que le projet de loi sur le secret des sources des journalistes est prêt. Par rapport au texte actuel qui existe depuis 2010, ce projet « renforce la protection des sources des journalistes. Il pénalise les transgressions à ce respect. »

La ministre a laissé entendre qu’elle ne supprimerait pas la loi sur le secret de l’instruction, suppression voulue par le comité Léger, mis en place par Nicolas Sarkozy en 2009. Elle a expliqué : «Je pense que sur un certain nombre de dossiers, il faut pouvoir continuer à protéger les justiciables, que des affaires ne se retrouvent pas sur la place publique ». Elle a défendu le respect du justiciable même si le procureur devrait selon elle pouvoir communiquer pour mettre fin à des rumeurs ou apporter des informations. Elle a reconnu également qu’«en protégeant les sources des journalistes, d’une certaine façon, on ouvre encore des possibilités de violation du secret de l’instruction.»

L’émission de France 4 « #Faut pas rater ça ! » déprogrammée

[Lu sur HuffPost.fr]

Dans un communiqué de presse, France 4 annonce la fin de l’émission interactive consacrée aux réseaux sociaux « #Faut pas rater ça ! ».

La chaîne a annoncé qu’elle souhaite prendre du recul pour repenser et développer ses programmes autour des enjeux du numérique, des réseaux sociaux et des nouveaux usages des spectateurs. C’est dans cette optique que la diffusion de l’émission s’interrompra à compter de la fin du mois de mars. La chaîne de la TNT pourrait assez rapidement devenir une chaîne jeunesse.

L’animateur de l’émission, Florian Gazan a réagi à l’annonce sur Twitter :

Le talk-show qui revenait sur l’actualité telle qu’elle est traitée sur les réseaux sociaux et Internet n’a jamais vraiment réussi à trouver son public et les audiences sont assez faibles. La moyenne tourne autour des 60 000 téléspectateurs pour 0.3% de part d’audience alors que la chaîne tourne en moyenne à 2%. Un échec qui montre la difficulté des chaînes de télévisions à véritablement interagir avec les réseaux sociaux.

Hyblab : faire du datajournalisme collaboratif

[Lu sur France 3 ]

Mercredi, France 3 Régions présentait un projet de datajournalisme : des écoles nantaises,  les médias locaux et les institutions de la ville ont décidé de travailler ensemble sur les données publiques de Nantes. L’objectif étant de faire naître douze projets nourris de l’open data et des informations collectés auprès des habitants qui racontent l’histoire de l’île de Nantes ou du quartier de la Création. Cette initiative a été baptisé le Hyblab, car il s’agit d’hybridation les métiers autour d’un travail collaboratif. Chacun apporte ses compétences du graphisme au journalisme en passant par l’informatique.  Mardi dernier, les 80 étudiants ont présenté leurs travaux au jury qui récompensera les meilleurs projets pour leur « créativité, l’intérêt journalistique et son utilisation mobile ».

Open data : quels gouvernements jouent vraiment le jeu ?

Open data : quels gouvernements jouent vraiment le jeu ? 

[Lu sur rslnmag.fr]

Alors que les entreprises et les collectivités territoriales commencent à libérer leurs jeux de données, la fondation Open Knowledge Foundation (OKFN) a voulu jauger les progrès de l’open data sur le long terme dans le monde entier.

La fondation a ainsi recensé les initiatives de création de portails open data des organismes locaux, régionaux et nationaux. « D’une poignée il y a trois ans, il y a aujourd’hui plus de 250 catalogues de données à travers le monde », explique l’OKFN.

Selon la fondation, le but de ce recensement est de « savoir quels gouvernements dans le monde libèrent des jeux de données comme des informations sur les finances publiques, plutôt que de libérer des informations qui sont moins essentielles telles que l’emplacement des bancs dans les parcs ou le nombre de lampadaires par tête ».

L’OKFN espère obtenir ces informations pour 50 pays d’ici deux mois, et encourage à répertorier les jeux de données « intéressants » sur leur site.

Actu data/média du 11 au 17 février

Les données du Vélib’ bientôt en accès lib’

[Lu sur le blog data du Monde]

La ville de Paris a décidé de rendre public les données concernant le vélib’ au printemps prochain. Jean-Louis Missika, adjoint chargé de l’innovation de la recherche et des Universités, rappelle que cette décision « complète la politique Open Data que la Ville met en place progressivement depuis 2011”. La mairie va s’associer à l’entreprise JCDecaux, qui joue l’enthousiasme. « Nous sommes heureux d’être parmi les précurseurs en la matière et de favoriser ainsi la créativité dans le domaine des nouvelles technologies », a déclaré Albert Asséraf, directeur de la stratégie du groupe.

Et pourtant, comme le rappelle Alexandre Léchenet sur le blog data du Monde, cette initiative existait déjà, avant qu’elle ne soit bloquée… par JCDecaux. Et l’application Veliberator en a fait les frais en recevant « un email provenant de la société JCDecaux interdisant d’utiliser leurs données sur les stations Vélib selon les articles L. 112-3 al 2 et L.341-1 du code de la propriété intellectuelle. » Un revirement de la part de l’entreprise qui devrait néanmoins profiter aux développeurs et donc aux usagers. Lire la suite

L’actu data / médias du 21 au 28 janvier

Ce que doit savoir un futur journaliste

[Lu sur Slate.fr]

Pas facile pour la nouvelle génération de journalistes d’entrer dans un métier en perpétuel mouvement. Certains aujourd’hui font même part de leur déception. La journaliste Alice Antheaume tente de répondre aux questions les plus récurrentes. Et pas seulement salariales.

Au-delà des compétences primordiales (culture générale, connaître l’actualité, être rigoureux, enthousiaste et fiable sur les informations que l’on donne), un journaliste ayant le «sens de l’angle» fera mouche dans les rédactions. La maîtrise de l’anglais n’est même plus à discuter, cela coule de source de nos jours. Lire la suite

L’actu data-medias du 6 au 11 décembre

Régulation d’Internet : le statu quo

Eline Ulysse

Les discussions ont achoppé ce lundi sur la régulation d’Internet lors de la Conférence mondiale sur les télécommunications internationales (CMTI-12) qui se tient du 3 au 14 décembre à Dubaï au Qatar. Cette réunion regroupe 160 États membres de l’Union internationale des télécommunications (UIT), une entité onusienne, avec pour objectif de réformer le Règlement des télécommunications internationales (RTI).

Ce traité qui vise à « faciliter l’interconnexion et l’interopérabilité des services d’information et de communication dans le monde, ainsi que leur exploitation efficace et leur large accessibilité au public » a été révisé pour la dernière fois en 1988.

Ce statu quo vient d’une proposition énoncée par les Émirats Arabes Unis et soutenue par d’autre pays comme la Russie, l’Arabie Saoudite ou l’Algérie. Cette disposition prévoit l’égalité des droits entres les pays membres de l’UIT concernant la gestion de l’Internet ( y compris le nommage, l’identification des ressources ou l’adressage).

Les autres pays comme les États-Unis  voient derrière cette mesure une volonté de reprise de contrôle d’Internet et par conséquent d’une censure. Pour leur défense, les États signataires de cette proposition  évoquent l’argument d’une gouvernance d’Internet opérée par la société civile et des entreprises privées.

Le lendemain, la Russie et les autres États signataires ont finalement fait marche arrière. Mais pour certains observateurs, il faut rester vigilant. Comme  le souligne l’ambassadeur américain Terry Kramer, « ces sujets restent sur la table et seront en discussion d’autres formes  d’ici à la fin de la conférence ».
À deux jours de la fermeture du sommet, la question de la régulation d’Internet reste donc en suspens.

Et l’Oscar du tweet le plus populaire 2012 revient à…

Sala Sall

Comme chaque fin d’année, le Twitter dresse son bilan des tweets les plus populaires de ces 12 derniers mois.

 Ce mardi, c’est depuis le site « Twitter 2012 » que le réseau social a sacré les meilleurs messages postés sur le site, regroupés sous la catégorie « Tweets en Or ».

 Le premier couronné est Barack Obama annonçant sa réélection pour la présidence de son pays : « Four more years » (« Quatre années supplémentaires. » Retweeté plus de 800 000 fois.

En deuxième position : Justin Bieber et son émouvant hommage rendu à une de ses jeunes fans décédée d’un cancer au mois de septembre : « RIP Avalanna. i love you ». (« Repose en paix Avalanna. Je t’aime. ») Pas moins de 220 000 retweets.

Enfin, sur la troisième marche du podium, le coléreux joueur de football américain TJ Lang qui s’est emporté contre les arbitres lors d’une rencontre d’un « Fuck it NFL.. Fine me and use the money to pay the regular refs. ». (« Au diable la NFL.. Donnez moi une amende et utilisez l’argent pour payer les arbitres habituels. »), retweeté 98 000 fois.

Groupe Hersant Médias : « Tapie, reviens ! »

Julie Desbois

Bernard Tapie sera-t-il le sauveur du groupe Hersant Médias ? C’est en tout cas ce que veut Dominique Bernard, directeur général du groupe dans une interview au Figaro dimanche.

 L’homme d’affaires avait offert 50 millions d’euros pour racheter une partie des activités du groupe de presse régional. Les banques n’ont finalement pas soutenu son projet et l’offre est tombée à l’eau. Résultat, Bernard Tapie «a jeté l’éponge »  vendredi.

 Malgré les suppliques d’Hersant, Tapie boude toujours. Lui qui s’apprêtait à signer l’accord vendredi s’est fait surprendre par le groupe belge Rossel, qui a fait une offre de dernière minute.

Arnaud Montebourg encourage d’ailleurs BNP Paribas à soutenir l’offre du groupe de presse. Le processus étant bloqué, celui qui vise la mairie de Marseille en 2014, dénonce une « ingérence de l’État ».

 Le GHM n’est pas prêt d’en découdre puisque son PDG a sollicité Christophe Thévenot, le conciliateur, pour prolonger sa mission jusqu’au 24 décembre. Le fin mot pour la veille de noël ? Rien n’est moins sûr.

Les frontières israélo-palestiniennes à tracer soi-même

Vincent Souchon

Le pure player Slate.fr présentait ce lundi un projet interactif nommé “Is Peace Possible ?” auquel s’est associé le magazine américain The Atlantic. Le principe est simple : puisque le conflit israélo-palestinien s’éternise sans que ni les protagonistes ni les autorités internationales n’arrivent à aboutir à une solution satisfaisante pour les deux camps, pourquoi ne pas laisser les internautes tenter leur chance ?

“Is Peace Possible ?” est donc un site internet qui vous propose de décider vous-même quelles devraient être les frontières entre les deux États, en vous indiquant les conséquences de votre choix en terme démographique et territorial. Il est ensuite possible de faire savoir à tout votre entourage quel grand stratège géopolitique vous êtes en partageant votre carte sur les réseaux sociaux.

Pour éviter que vous ne commettiez l’irréparable, le site propose aussi diverse animations pédagogiques pour mieux comprendre les différents thèmes-clés à l’origine du conflit. Sont ainsi abordés la question de Jérusalem, des réfugiés palestiniens ou encore de la sécurité sur le territoire israélien, avec toujours l’idée d’aborder le problème du point de vue des deux camps.

C’est là un des objectifs principaux de l’organisation à l’origine du projet, le S. Daniel Abraham Center for Middle East Peace, qui a travaillé avec des experts locaux pour réunir les données les plus neutres possibles sur la réalité de la situation. Aux internautes maintenant de proposer les solutions qui leur semblent les plus équitables.

Le taux très alarmant de surpopulation des prisons françaises

Baptiste Piroja

Ces derniers jours, l’état de la prison des Baumettes a suscité une grande indignation après la publication du rapport du contrôleur général des lieux de privation de liberté sur le centre pénitentiaire marseillais. Plusieurs clichés montrent la vétusté de l’établissement. Mais surtout, c’est le taux de de surpopulation qui est alarmant. Alors que le centre pénitentiaire peut accueillir 1324 détenus, il compte 1801 personnes. La densité carcérale s’élève ainsi à 136%. A cette occasion, une infographie du Monde.fr propose une cartographie détaillée des prisons françaises, élaborée à partir des statistiques fournies par le ministère de la Justice.

Force est de constater que la surpopulation de la prison des Baumettes n’est pas un cas isolé. Les maisons d’arrêt de La-Roche-sur-Yon, de Fontenay Le-Comte, de Nimes ou encore d’Orléans ont deux fois plus de détenus qu’ils ne peuvent en loger. En outre, le quotidien du soir nous apprend qu’ « onze établissements en France ont une densité supérieure à 200 % en novembre 2012 ». Le centre pénitentiaire de Faa’a Nuutania (Polynésie) affiche le taux de saturation le plus élevé avec une densité de 212%.

L’infographie fait ressortir l’impossibilité de désengorger les prisonniers des centres surchargés puisque peu de prisons ont la capacité de recevoir de nouveaux détenus.

Pub anti-avortement : la bourde du directeur de la rédaction du Nouvel Obs

Aurélie Bacheley

Renaud Dély, le directeur de la rédaction du Nouvel Observateur est revenu dimanche soir sur une « erreur déplorable ». En troisième de couverture du supplément TéléObs, on pouvait trouver cette semaine une publicité anti-avortement. Réalisée par Jérôme Leclerc, médecin français opposé à l’IVG, la publicité affiche sur fond d’image de foetus la phrase suivante : « On arme des bateaux pour défendre les baleines alors qu’on laisse l’embryon sans défense. Vous trouvez ça normal ? »

 En réponse à un tweet d’une internaute demandant des explications sur cette publication, Renaud Dély s’est excusé :

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Aurore Bergé, auteure du tweet et contributrice au Nouvel Observateur, a également fait part de son indignation au travers d’une lettre ouverte au magazine.

Les Big Data, « mine d’or » du journalisme

Vincent Manilève

Lors de sa conférence annuelle sur les nouvelles pratiques du journalisme, Science Po  a donné lundi la parole à des journalistes provenant de différents médias américains. Chacun a pu donner sa vision du journalisme de demain. L’info mobile, le visuel et le data seront au cœur du métier, résume Electronlibre.info.

Premier constat, le mobile est en train de prendre le dessus sur le « desktop » en matière d’information sur le web. Les lecteurs sont de plus en plus demandeurs : 13% du trafic web passe désormais par les smartphones. Julia Beizer, éditrice des projets sur mobile du Washington Post, estime également que « le journalisme baroudeur est devenu un journalisme de poche », capable de s’adapter chaque jour aux nouveaux supports.

Autre évolution du métier, l’omniprésence de l’image dans les médias. Avec une vraie originalité, les GIF. Scoot Lamb de chez Buzzfeed est venu vanter les mérites de ces images animées. Buzzfeed estime que 2012 aura été l’année du GIF,  y voyant des éléments « good, interesting and funny ».

Mais la « mine d’or », pour reprendre les termes de Stéphane Distinguin, le président de Faber Novel, ce seront les données, encore et toujours. « Il existe à la fois comme source de reportage, comme medium pour raconter une histoire, et comme traqueur », estime Mark Hansen de l’université de  Columbia. Si selon lui, le data ne pourra jamais être totalement objectif, les possibilités restent  immenses. L’information locale aurait beaucoup à gagner en continuant dans cette voie.

En sursis, Owni.fr cherche des solutions

Florian Michel

Les réacteurs semblent définitivement grillés pour Owni.fr. D’après les informations d’Ecrans.fr, le fonds d’investissement Avenport qui contrôle le site, ne souhaiterait finalement pas procéder à la mutation prévue et se retirerait intégralement du projet.

La semaine dernière, Rue89 révélait qu’Eric Series, à la tête du fonds d’investissement Avenport avait pour objectif de transformer la plateforme en agence de prestations pour médias et entreprises et par la même occasion de licencier une dizaine de journalistes. Le projet prévoyait également un rapprochement avec la revue Usbek & Rica.

Mais la situation semble avoir changé avec la défection du fonds d’investissement. La page d’accueil du site présente depuis lundi un message expliquant qu’ « Owni ne ferme pas. Owni est à vendre » et l’équipe a créé un wiki ouvert afin de proposer et discuter d’idées pour éviter sa fermeture.

 Depuis mai 2011 et sa séparation d’avec la société éditrice 22 Mars, devenue Tactilize, le site spécialisé dans le numérique et le data-journalisme cherche un modèle économique pour vivre en proposant un contenu gratuit et sans publicité.

Parmi les réflexions sur les sources potentielles de revenus on peut trouver des idées comme une alliance avec d’importants pure player comme Médiapart ou Arrêt sur Images, ou encore passer sur un modèle d’abonnement payant.

 Chaque internaute peut aussi soumettre ses idées sur Twitter (#OWNIoupas) ou par mail à demain@owni.fr.

Prenez des raccourcis sur Twitter grâce à votre clavier

Assia Labbas

Vous voulez gagner du temps sur Twitter ? C’est possible avec les raccourcis de votre clavier qui vous sont détaillés dans une infographie du site My Clever Agency. En un seul clic, vous pouvez retweeter, avec la touche T, ou encore fermer tous les tweets ouverts avec la touche L. Exposée en trois parties, l’infographie résume les raccourcis rarement connus par les utilisateurs.

La section « Actions » concerne les touches pour tweeter, retweeter et autres. La section « Navigation » aide à se balader sur Twitter plus rapidement, et la dernière « Timelines » nous offre toutes les astuces pour utiliser le menu du réseau social.

Sur les smartphones, les touches sont différentes. Pour un BlackBerry par exemple, la page web du « Support Community » vous en donne le détail. Un nouveau tweet se fait à l’aide de la touche  C, pour « répondre à tous » ce sera avec la touche O ou alors un retweet se fait avec la touche W.

Twitter Cheat Sheet by mycleveragency

6 nouvelles chaînes gratuites sur la TNT mais quid du marché publicitaire ?

Nassima Ouaïl

6 nouvelles chaînes en haute définition voient le jour ce mercredi 12/12/12 sur la TNT. Une date de lancement qui n’est pas choisi au hasard. HD1, 6Ter, RMC Découverte, l’Équipe21, Chérie 25 et Numéro 23 élèvent le compteur à 25 chaînes gratuites. Le site e-marketing.fr explique que « 50,2 % des Français sont au courant de l’arrivée de six nouvelles chaînes gratuites et les 49,8 qui l’ignorent ». Près de deux tiers se trompent quant au nombre exact de chaines. Les foyers français devront attendre « la couverture TNT via l’antenne râteau (25% de la population au lancement) » jusqu’au milieu 2015. En revanche, ceux abonnés à une offre de télévision par satellite, câble ou internet pourront les capter suivant leur niveau d’équipement.

Alors que le marché publicitaire ne se porte pas bien, la publicité sera la principale ressource budgétaire de ces petites dernières. « HD1 et 6Ter sont celles qui ont le plus gros potentiel publicitaire car elles sont adossées à un grand groupe qui pourra ajuster leur grille s’il le faut », affirme Philippe Nouchi aux Echos. Les petits nouveaux y voient de toute manière une chance pour toucher de nouvelles cibles à des prix plus abordables. Les acteurs existants pourraient peut-être se sentir déstabilisés et même voir leurs audiences fractionnées. Pour l’heure, les six nouvelles entrantes doivent convaincre. Leur notoriété est à construire. Tout reste à faire.