Actu data/média du 25 au 3 février

Google voudrait bloquer les revenus des sites illégaux

[Lu sur Gizmodo]

Accusé d’aider les sites de piratage, Google semble aujourd’hui prêt à prendre des mesures radicales. Le journal anglais The Telegraph révélait samedi que le moteur de recherche serait actuellement en discussion avec PayPal, Visa et MasterCard pour couper les vivres des sites linkant vers des biens culturels piratés, films, musique et livres.

Google envisage notamment de bloquer les fonds transitant vers les sites qui ne répondent pas aux poursuites juridiques engagées à leur encontre, par exemple parce qu’ils sont hébergés à l’étranger.

En 2010, Visa, PayPal et Mastercard avaient déjà pris ce genre de sanction à l’encontre de WikiLeaks, endommageant sérieusement les finances et le bon fonctionnement du site.

« Quand votre cœur cesse de battre, vous continuez à tweeter »

[lu sur RT.com]

Que les twittos se réjouissent. Pour ceux qui ne supporteraient pas l’idée de disparaître du web après leur mort, Twitter assure, à partir de mars, le service après-vente. Le réseau social ambitionne, avec l’application LivesOn, de prolonger la vie numérique après la mort.

« Quand votre cœur cesse de battre, vous continuez à tweeter » est la promesse de cette application.  Inspirée de la vie virtuelle de l’individu décédé, elle créera sa « personnalité numérique », en  publiant des tweets générés à partir des sujets et des liens tweetés de son vivant. Il est d’ores et déjà possible de procéder à son inscription sur le site et de suivre le compte Twitter de LivesOn, @_Liveson.

« Le service analysera votre fil Twitter principal, choisira soigneusement les sujets, likes et articles qui vous auraient probablement intéressés », explique RT.com. Deux autres applications similaires existent déjà : DeadSocial, ouvert en avril, envoie des messages que vous avez programmés aavnt votre décès ; If I Die, une application israélienne lancée en janvier 2012, « laisse un message sur le mur du défunt après confirmation de son décès par trois de vos amis. »

La future directrice du Monde face aux journalistes

[Lu sur Télérama.fr]

Si les actionnaires ont validé ses nouvelles fonctions de directrice du Monde, Natalie Nougayrède, actuellement reporter chargée de la diplomatie, doit encore convaincre ses collègues de voter pour elle.

Lors de son audition face aux rédactions du groupe Le Monde, la journaliste, encore hésitante, a exposé sa vision du journalisme et ce qu’elle comptait mettre en place si elle était élue. Avec en tête, la mise en place d’une offre payante enrichie sur le web et du bi-médias dans la rédaction. Quand les journalistes la questionnent sur son projet de ligne éditoriale, Natalie Nougayrède évoque trois points : « l’information en majesté », « la proximité » et « donner du sens à l’information », en la distinguant bien de la publicité même si selon Télérama, elle a « toute sa place ».

Et quand un journaliste l’interpelle sur sa future relation avec le trio d’actionnaire du Monde (Pigasse, Niel et Bergé), Natalie Nougayrède a tenté de rassurer : « Je ne suis pas naïve, mais pas non plus dans une méfiance contre-productive, je défendrai la ligne jaune quand il le faudra ». Verdict le 1er mars prochain.

Et s’il existait une “Journée sans informations ?”

[Lu sur Télérama.fr]
Assia

Pour commémorer la disparition des reporters Marie Colvin et Rémi Ochlik, tués en Syrie le 22 février 2012, un collectif a lancé la campagne « A Day Without News ?, « Une journée sans informations ? ». Le but de cette initiative, lancée par l’un des vice-présidents de l’agence de photos Getty Images Aidan Sullivan, est « d’attirer l’attention sur le nombre croissant de journalistes tués et blessés dans les conflits armés », de « développer une diplomatie publique, un agenda institutionnel et juridique pour combattre cela  avec plus d’efficacité » et « d’enquêter et de recueillir des preuves pour des poursuites judiciaires. »

Avec le soutien du public, de la publicité et des associations de journalistes comme Reporters sans frontières (RSF), « A Day Without News » espère faciliter l’identification, l’investigation et la poursuite des crimes de guerre commis contre les journalistes. Cat Colvin, la sœur de Marie Colvin, Emilie Blachère, l’amie de Rémi Ochlik ont rejoint le collectif avec, entre autres, la journaliste Christiane Amanpour ou encore le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki Moon. Vous pouvez soutenir la cause sur le site internet.
En 2012, 88 journalistes ont été tués en faisant leur travail, selon les chiffres de RSF.

Paris au secours de ses kiosquiers

[Lu sur Lexpress.fr]

Et si les kiosques disparaissaient du décor parisien ? C’est en tout cas ce que pourraient provoquer les blocages à répétition organisés par les ouvriers de Presstalis, principal approvisionneur des distributeurs de journaux. Pour ne rien changer à son paysage, la ville de Paris a informé, ce jeudi, qu’elle proposera au prochain Conseil municipal fin mars une aide financière de 200 000 euros aux quelque 340 kiosquiers qui égaient ses rues.

Les espaces publics numériques en danger ?

[Lu sur InternetActu]

Le blog InternetActu consacre un dossier  à la pérennité des espaces publics numériques (EPN) en France, dans un contexte de rigueur budgétaire.
Financés par les collectivités territoriales, les EPN ont pour objectif de promouvoir les usages d’Internet et des techniques d’information et de communication (TIC) auprès du plus grand nombre.
Au nombre de 4 700, ces dispositifs sont en déclin. Les EPN se sont développés à une période où 50% de la population française n’était pas connectée à Internet. En 2012, 3 Français sur 4 disposent d’une connexion et les smartphones et tablettes se sont multipliés. Du coup, la fréquentation de ces espaces diminue.  Les EPN ont-elles accompli leur mission ?, s’interroge InternetActu. Sont-ils encore utiles ?
Pour InternetActu, la difficulté des EPN réside dans leur incapacité à se renouveler. Ils proposent des solutions pour aider ces espaces à s’adapter à ces changements : mise en réseau des EPN, favoriser les partenariats avec les Fablab.

Le projet de loi pour améliorer le secret des sources est achevé 

[Lu sur France24]

Christiane Taubira, la ministre de la Justice a déclaré vendredi dernier que le projet de loi sur le secret des sources des journalistes est prêt. Par rapport au texte actuel qui existe depuis 2010, ce projet « renforce la protection des sources des journalistes. Il pénalise les transgressions à ce respect. »

La ministre a laissé entendre qu’elle ne supprimerait pas la loi sur le secret de l’instruction, suppression voulue par le comité Léger, mis en place par Nicolas Sarkozy en 2009. Elle a expliqué : «Je pense que sur un certain nombre de dossiers, il faut pouvoir continuer à protéger les justiciables, que des affaires ne se retrouvent pas sur la place publique ». Elle a défendu le respect du justiciable même si le procureur devrait selon elle pouvoir communiquer pour mettre fin à des rumeurs ou apporter des informations. Elle a reconnu également qu’«en protégeant les sources des journalistes, d’une certaine façon, on ouvre encore des possibilités de violation du secret de l’instruction.»

L’émission de France 4 « #Faut pas rater ça ! » déprogrammée

[Lu sur HuffPost.fr]

Dans un communiqué de presse, France 4 annonce la fin de l’émission interactive consacrée aux réseaux sociaux « #Faut pas rater ça ! ».

La chaîne a annoncé qu’elle souhaite prendre du recul pour repenser et développer ses programmes autour des enjeux du numérique, des réseaux sociaux et des nouveaux usages des spectateurs. C’est dans cette optique que la diffusion de l’émission s’interrompra à compter de la fin du mois de mars. La chaîne de la TNT pourrait assez rapidement devenir une chaîne jeunesse.

L’animateur de l’émission, Florian Gazan a réagi à l’annonce sur Twitter :

Le talk-show qui revenait sur l’actualité telle qu’elle est traitée sur les réseaux sociaux et Internet n’a jamais vraiment réussi à trouver son public et les audiences sont assez faibles. La moyenne tourne autour des 60 000 téléspectateurs pour 0.3% de part d’audience alors que la chaîne tourne en moyenne à 2%. Un échec qui montre la difficulté des chaînes de télévisions à véritablement interagir avec les réseaux sociaux.

Hyblab : faire du datajournalisme collaboratif

[Lu sur France 3 ]

Mercredi, France 3 Régions présentait un projet de datajournalisme : des écoles nantaises,  les médias locaux et les institutions de la ville ont décidé de travailler ensemble sur les données publiques de Nantes. L’objectif étant de faire naître douze projets nourris de l’open data et des informations collectés auprès des habitants qui racontent l’histoire de l’île de Nantes ou du quartier de la Création. Cette initiative a été baptisé le Hyblab, car il s’agit d’hybridation les métiers autour d’un travail collaboratif. Chacun apporte ses compétences du graphisme au journalisme en passant par l’informatique.  Mardi dernier, les 80 étudiants ont présenté leurs travaux au jury qui récompensera les meilleurs projets pour leur « créativité, l’intérêt journalistique et son utilisation mobile ».

Open data : quels gouvernements jouent vraiment le jeu ?

Open data : quels gouvernements jouent vraiment le jeu ? 

[Lu sur rslnmag.fr]

Alors que les entreprises et les collectivités territoriales commencent à libérer leurs jeux de données, la fondation Open Knowledge Foundation (OKFN) a voulu jauger les progrès de l’open data sur le long terme dans le monde entier.

La fondation a ainsi recensé les initiatives de création de portails open data des organismes locaux, régionaux et nationaux. « D’une poignée il y a trois ans, il y a aujourd’hui plus de 250 catalogues de données à travers le monde », explique l’OKFN.

Selon la fondation, le but de ce recensement est de « savoir quels gouvernements dans le monde libèrent des jeux de données comme des informations sur les finances publiques, plutôt que de libérer des informations qui sont moins essentielles telles que l’emplacement des bancs dans les parcs ou le nombre de lampadaires par tête ».

L’OKFN espère obtenir ces informations pour 50 pays d’ici deux mois, et encourage à répertorier les jeux de données « intéressants » sur leur site.

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L’actu data-medias du 6 au 11 décembre

Régulation d’Internet : le statu quo

Eline Ulysse

Les discussions ont achoppé ce lundi sur la régulation d’Internet lors de la Conférence mondiale sur les télécommunications internationales (CMTI-12) qui se tient du 3 au 14 décembre à Dubaï au Qatar. Cette réunion regroupe 160 États membres de l’Union internationale des télécommunications (UIT), une entité onusienne, avec pour objectif de réformer le Règlement des télécommunications internationales (RTI).

Ce traité qui vise à « faciliter l’interconnexion et l’interopérabilité des services d’information et de communication dans le monde, ainsi que leur exploitation efficace et leur large accessibilité au public » a été révisé pour la dernière fois en 1988.

Ce statu quo vient d’une proposition énoncée par les Émirats Arabes Unis et soutenue par d’autre pays comme la Russie, l’Arabie Saoudite ou l’Algérie. Cette disposition prévoit l’égalité des droits entres les pays membres de l’UIT concernant la gestion de l’Internet ( y compris le nommage, l’identification des ressources ou l’adressage).

Les autres pays comme les États-Unis  voient derrière cette mesure une volonté de reprise de contrôle d’Internet et par conséquent d’une censure. Pour leur défense, les États signataires de cette proposition  évoquent l’argument d’une gouvernance d’Internet opérée par la société civile et des entreprises privées.

Le lendemain, la Russie et les autres États signataires ont finalement fait marche arrière. Mais pour certains observateurs, il faut rester vigilant. Comme  le souligne l’ambassadeur américain Terry Kramer, « ces sujets restent sur la table et seront en discussion d’autres formes  d’ici à la fin de la conférence ».
À deux jours de la fermeture du sommet, la question de la régulation d’Internet reste donc en suspens.

Et l’Oscar du tweet le plus populaire 2012 revient à…

Sala Sall

Comme chaque fin d’année, le Twitter dresse son bilan des tweets les plus populaires de ces 12 derniers mois.

 Ce mardi, c’est depuis le site « Twitter 2012 » que le réseau social a sacré les meilleurs messages postés sur le site, regroupés sous la catégorie « Tweets en Or ».

 Le premier couronné est Barack Obama annonçant sa réélection pour la présidence de son pays : « Four more years » (« Quatre années supplémentaires. » Retweeté plus de 800 000 fois.

En deuxième position : Justin Bieber et son émouvant hommage rendu à une de ses jeunes fans décédée d’un cancer au mois de septembre : « RIP Avalanna. i love you ». (« Repose en paix Avalanna. Je t’aime. ») Pas moins de 220 000 retweets.

Enfin, sur la troisième marche du podium, le coléreux joueur de football américain TJ Lang qui s’est emporté contre les arbitres lors d’une rencontre d’un « Fuck it NFL.. Fine me and use the money to pay the regular refs. ». (« Au diable la NFL.. Donnez moi une amende et utilisez l’argent pour payer les arbitres habituels. »), retweeté 98 000 fois.

Groupe Hersant Médias : « Tapie, reviens ! »

Julie Desbois

Bernard Tapie sera-t-il le sauveur du groupe Hersant Médias ? C’est en tout cas ce que veut Dominique Bernard, directeur général du groupe dans une interview au Figaro dimanche.

 L’homme d’affaires avait offert 50 millions d’euros pour racheter une partie des activités du groupe de presse régional. Les banques n’ont finalement pas soutenu son projet et l’offre est tombée à l’eau. Résultat, Bernard Tapie «a jeté l’éponge »  vendredi.

 Malgré les suppliques d’Hersant, Tapie boude toujours. Lui qui s’apprêtait à signer l’accord vendredi s’est fait surprendre par le groupe belge Rossel, qui a fait une offre de dernière minute.

Arnaud Montebourg encourage d’ailleurs BNP Paribas à soutenir l’offre du groupe de presse. Le processus étant bloqué, celui qui vise la mairie de Marseille en 2014, dénonce une « ingérence de l’État ».

 Le GHM n’est pas prêt d’en découdre puisque son PDG a sollicité Christophe Thévenot, le conciliateur, pour prolonger sa mission jusqu’au 24 décembre. Le fin mot pour la veille de noël ? Rien n’est moins sûr.

Les frontières israélo-palestiniennes à tracer soi-même

Vincent Souchon

Le pure player Slate.fr présentait ce lundi un projet interactif nommé “Is Peace Possible ?” auquel s’est associé le magazine américain The Atlantic. Le principe est simple : puisque le conflit israélo-palestinien s’éternise sans que ni les protagonistes ni les autorités internationales n’arrivent à aboutir à une solution satisfaisante pour les deux camps, pourquoi ne pas laisser les internautes tenter leur chance ?

“Is Peace Possible ?” est donc un site internet qui vous propose de décider vous-même quelles devraient être les frontières entre les deux États, en vous indiquant les conséquences de votre choix en terme démographique et territorial. Il est ensuite possible de faire savoir à tout votre entourage quel grand stratège géopolitique vous êtes en partageant votre carte sur les réseaux sociaux.

Pour éviter que vous ne commettiez l’irréparable, le site propose aussi diverse animations pédagogiques pour mieux comprendre les différents thèmes-clés à l’origine du conflit. Sont ainsi abordés la question de Jérusalem, des réfugiés palestiniens ou encore de la sécurité sur le territoire israélien, avec toujours l’idée d’aborder le problème du point de vue des deux camps.

C’est là un des objectifs principaux de l’organisation à l’origine du projet, le S. Daniel Abraham Center for Middle East Peace, qui a travaillé avec des experts locaux pour réunir les données les plus neutres possibles sur la réalité de la situation. Aux internautes maintenant de proposer les solutions qui leur semblent les plus équitables.

Le taux très alarmant de surpopulation des prisons françaises

Baptiste Piroja

Ces derniers jours, l’état de la prison des Baumettes a suscité une grande indignation après la publication du rapport du contrôleur général des lieux de privation de liberté sur le centre pénitentiaire marseillais. Plusieurs clichés montrent la vétusté de l’établissement. Mais surtout, c’est le taux de de surpopulation qui est alarmant. Alors que le centre pénitentiaire peut accueillir 1324 détenus, il compte 1801 personnes. La densité carcérale s’élève ainsi à 136%. A cette occasion, une infographie du Monde.fr propose une cartographie détaillée des prisons françaises, élaborée à partir des statistiques fournies par le ministère de la Justice.

Force est de constater que la surpopulation de la prison des Baumettes n’est pas un cas isolé. Les maisons d’arrêt de La-Roche-sur-Yon, de Fontenay Le-Comte, de Nimes ou encore d’Orléans ont deux fois plus de détenus qu’ils ne peuvent en loger. En outre, le quotidien du soir nous apprend qu’ « onze établissements en France ont une densité supérieure à 200 % en novembre 2012 ». Le centre pénitentiaire de Faa’a Nuutania (Polynésie) affiche le taux de saturation le plus élevé avec une densité de 212%.

L’infographie fait ressortir l’impossibilité de désengorger les prisonniers des centres surchargés puisque peu de prisons ont la capacité de recevoir de nouveaux détenus.

Pub anti-avortement : la bourde du directeur de la rédaction du Nouvel Obs

Aurélie Bacheley

Renaud Dély, le directeur de la rédaction du Nouvel Observateur est revenu dimanche soir sur une « erreur déplorable ». En troisième de couverture du supplément TéléObs, on pouvait trouver cette semaine une publicité anti-avortement. Réalisée par Jérôme Leclerc, médecin français opposé à l’IVG, la publicité affiche sur fond d’image de foetus la phrase suivante : « On arme des bateaux pour défendre les baleines alors qu’on laisse l’embryon sans défense. Vous trouvez ça normal ? »

 En réponse à un tweet d’une internaute demandant des explications sur cette publication, Renaud Dély s’est excusé :

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Aurore Bergé, auteure du tweet et contributrice au Nouvel Observateur, a également fait part de son indignation au travers d’une lettre ouverte au magazine.

Les Big Data, « mine d’or » du journalisme

Vincent Manilève

Lors de sa conférence annuelle sur les nouvelles pratiques du journalisme, Science Po  a donné lundi la parole à des journalistes provenant de différents médias américains. Chacun a pu donner sa vision du journalisme de demain. L’info mobile, le visuel et le data seront au cœur du métier, résume Electronlibre.info.

Premier constat, le mobile est en train de prendre le dessus sur le « desktop » en matière d’information sur le web. Les lecteurs sont de plus en plus demandeurs : 13% du trafic web passe désormais par les smartphones. Julia Beizer, éditrice des projets sur mobile du Washington Post, estime également que « le journalisme baroudeur est devenu un journalisme de poche », capable de s’adapter chaque jour aux nouveaux supports.

Autre évolution du métier, l’omniprésence de l’image dans les médias. Avec une vraie originalité, les GIF. Scoot Lamb de chez Buzzfeed est venu vanter les mérites de ces images animées. Buzzfeed estime que 2012 aura été l’année du GIF,  y voyant des éléments « good, interesting and funny ».

Mais la « mine d’or », pour reprendre les termes de Stéphane Distinguin, le président de Faber Novel, ce seront les données, encore et toujours. « Il existe à la fois comme source de reportage, comme medium pour raconter une histoire, et comme traqueur », estime Mark Hansen de l’université de  Columbia. Si selon lui, le data ne pourra jamais être totalement objectif, les possibilités restent  immenses. L’information locale aurait beaucoup à gagner en continuant dans cette voie.

En sursis, Owni.fr cherche des solutions

Florian Michel

Les réacteurs semblent définitivement grillés pour Owni.fr. D’après les informations d’Ecrans.fr, le fonds d’investissement Avenport qui contrôle le site, ne souhaiterait finalement pas procéder à la mutation prévue et se retirerait intégralement du projet.

La semaine dernière, Rue89 révélait qu’Eric Series, à la tête du fonds d’investissement Avenport avait pour objectif de transformer la plateforme en agence de prestations pour médias et entreprises et par la même occasion de licencier une dizaine de journalistes. Le projet prévoyait également un rapprochement avec la revue Usbek & Rica.

Mais la situation semble avoir changé avec la défection du fonds d’investissement. La page d’accueil du site présente depuis lundi un message expliquant qu’ « Owni ne ferme pas. Owni est à vendre » et l’équipe a créé un wiki ouvert afin de proposer et discuter d’idées pour éviter sa fermeture.

 Depuis mai 2011 et sa séparation d’avec la société éditrice 22 Mars, devenue Tactilize, le site spécialisé dans le numérique et le data-journalisme cherche un modèle économique pour vivre en proposant un contenu gratuit et sans publicité.

Parmi les réflexions sur les sources potentielles de revenus on peut trouver des idées comme une alliance avec d’importants pure player comme Médiapart ou Arrêt sur Images, ou encore passer sur un modèle d’abonnement payant.

 Chaque internaute peut aussi soumettre ses idées sur Twitter (#OWNIoupas) ou par mail à demain@owni.fr.

Prenez des raccourcis sur Twitter grâce à votre clavier

Assia Labbas

Vous voulez gagner du temps sur Twitter ? C’est possible avec les raccourcis de votre clavier qui vous sont détaillés dans une infographie du site My Clever Agency. En un seul clic, vous pouvez retweeter, avec la touche T, ou encore fermer tous les tweets ouverts avec la touche L. Exposée en trois parties, l’infographie résume les raccourcis rarement connus par les utilisateurs.

La section « Actions » concerne les touches pour tweeter, retweeter et autres. La section « Navigation » aide à se balader sur Twitter plus rapidement, et la dernière « Timelines » nous offre toutes les astuces pour utiliser le menu du réseau social.

Sur les smartphones, les touches sont différentes. Pour un BlackBerry par exemple, la page web du « Support Community » vous en donne le détail. Un nouveau tweet se fait à l’aide de la touche  C, pour « répondre à tous » ce sera avec la touche O ou alors un retweet se fait avec la touche W.

Twitter Cheat Sheet by mycleveragency

6 nouvelles chaînes gratuites sur la TNT mais quid du marché publicitaire ?

Nassima Ouaïl

6 nouvelles chaînes en haute définition voient le jour ce mercredi 12/12/12 sur la TNT. Une date de lancement qui n’est pas choisi au hasard. HD1, 6Ter, RMC Découverte, l’Équipe21, Chérie 25 et Numéro 23 élèvent le compteur à 25 chaînes gratuites. Le site e-marketing.fr explique que « 50,2 % des Français sont au courant de l’arrivée de six nouvelles chaînes gratuites et les 49,8 qui l’ignorent ». Près de deux tiers se trompent quant au nombre exact de chaines. Les foyers français devront attendre « la couverture TNT via l’antenne râteau (25% de la population au lancement) » jusqu’au milieu 2015. En revanche, ceux abonnés à une offre de télévision par satellite, câble ou internet pourront les capter suivant leur niveau d’équipement.

Alors que le marché publicitaire ne se porte pas bien, la publicité sera la principale ressource budgétaire de ces petites dernières. « HD1 et 6Ter sont celles qui ont le plus gros potentiel publicitaire car elles sont adossées à un grand groupe qui pourra ajuster leur grille s’il le faut », affirme Philippe Nouchi aux Echos. Les petits nouveaux y voient de toute manière une chance pour toucher de nouvelles cibles à des prix plus abordables. Les acteurs existants pourraient peut-être se sentir déstabilisés et même voir leurs audiences fractionnées. Pour l’heure, les six nouvelles entrantes doivent convaincre. Leur notoriété est à construire. Tout reste à faire.

Petit Data Noël, où sont tes données par milliers ?

opendata noël

Nous avons tenté d’accéder aux budgets des décorations de Noël de nos mairies respectives. Une démarche à priori facile sur le papier, mais plus compliquée dans la pratique.Florilège de nos dialogues de sourds avec les municipalités, qui témoigne des pénibles avancées de l’open data en France.

Mon beau sapin, roi des forêts, combien coûtes-tu aux administrés ? À l’occasion des fêtes de fin d’année, nous avons décidé de contacter nos mairies respectives pour connaître les dépenses consacrées aux décorations de Noël sur dix ans.

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Actu data-medias du 28 nov au 5 décembre

Quelle ville est la plus violente ?

Vincent Manilève

Tout est parti d’une journée particulièrement marquante à New York. Le 26 novembre, pas un seul crime n’a été commis dans la ville. Sinon, la ville américaine n’a connu de répit : chaque jour amenait son lot de crimes et de violence. Les chiffres communiqués par le United Nations Office on Drugs and Crime (UNODC) pour l’année 2009, et repris par le blog data du Guardian, sont éloquents. Le quotidien britannique a réalisé une carte interactive du taux de meurtres pour 100.000 habitants des villes les plus peuplées de 65 pays. Si New York connaît une recrudescence avec une augmentation de 23% du nombre de meurtres (5,6 pour 100.000 personnes par an), d’autres villes affichent des données encore plus inquiétantes.

Mexico affiche ainsi un taux de 8,4 meurtres pour 100.000 habitants, mais c’est Caracas, au Venezuela qui montre le taux le plus vertigineux : 122 meurtres pour 100.000 habitants. Si 90% des victimes sont des hommes en moyenne, la république de Nauru et Malte voient des données inverses, avec 80% de victimes femmes. À noter aussi qu’aucune ville française n’apparaît dans ce triste classement et qu’Amsterdam est en tête des villes européennes avec 4,4 meurtres pour 100.000 habitants.

L’application E-diplomacy de l’AFP continue son développement

Julie Desbois

Ce mardi, Marlowe Hood, journaliste à l’AFP revenait sur un des blogs de l’agence, Making-of, sur l’expérience de data-journalisme qu’il mène avec les membres de son équipe. En juin dernier, le grossiste de l’information a tenté « l’aventure du journalisme de données » et a créé l’application The e-diplomacy hub.

Le but de cette application : avoir une vision en temps réel de la diplomatie numérique à l’aide des interactions Twitter. Marlowe Hood explique qu’« il s’agit de retracer, visuellement, les dialogues entre les acteurs-clés, et de mesurer en permanence l’influence de ces derniers sur la toile ». Ces échanges de tweets sont visibles grâce à une carte et à des infographies.

 Après une première phase de développement, The e-diplomacy hub a rencontré un succès auprès du grand public et de la diplomatie elle-même, à tel point qu’elle considère l’application comme un véritable « outil ». D’après Marlowe Hood, elle va encore évoluer. Il est désormais question « d’ajouter des fonctionnalités consistant par exemple, à analyser comment les États et les individus exploitent le potentiel de Twitter dans les relations internationales ».

Cependant, le site de micro-blogging semble commencer à limiter l’accès à ses données. Si Twitter, principale source d’information de ce projet, ne joue plus le jeu, la tâche s’annonce ardue pour pérenniser l’application.

Toussaint s’arrête avant Noël

Nassima Ouail

France 2 arrête l’émission de Bruce Toussaint Vous trouvez ça normal ?!, à l’écran tous les vendredis soir depuis septembre. L’animateur a annoncé la fin de son rendez-vous sur Twitter :

Faute d’audiences, le programme va être remplacé par Ce soir (ou jamais !) de Frédéric Taddeï, débat d’idées actuellement diffusé chaque mardi à 22h50 sur France 3, selon le site Pure medias. D’après Le Parisien, Bruce Toussaint, ancien de Canal +, n’a pas souhaité s’exprimer sur cet évincement. Le rendez-vous qui reparle de l’actualité de la semaine autour d’une brochette de chroniqueurs rassemble en moyenne 825 000 téléspectateurs mais n’a pas entièrement satisfait les espoirs de la chaîne publique. Face à la menaçante concurrente Koh-Lanta sur TF1, Vous trouvez ça normal ?! a malgré tout réussi à atteindre jusqu’à 1 million de curieux ces derniers jours après avoir connu une formule redynamisée. Car comme l’a révélé Pure médias, un nouveau grand chantier de l’information se dessine sur France 3, la chaîne des régions. Ce qui implique la disparition de l’émission de Taddeï et son transfert sur France 2 aux dépens de Toussaint.

Libération lance son journal sur Facebook

Sala Sall
Le quotidien Libération, fort de son succès sur internet, smartphone et tablettes, innove en lançant ce lundi une application Facebook qui permet de lire son édition du jour sur le réseau social, selon le site Journalismes.info. Le concept est simple : une fois connecté à votre compte Facebook, vous lancez l’application, après vous être préalablement abonné à la formule numérique du quotidien.
La nouveauté illustre les efforts de la Presse Quotidienne Nationale, en grande difficulté, pour se ressaisir en misant sur le numérique.

Cure d’austérité pour le magazine allemand Der Spiegel

Florian Michel

 Après le dépôt de bilan du quotidien Frankfurter Rundschau, de l’agence de presse dapd, et la mort prochaine du Financial Times Deutschland, c’est Der Spiegel, un poids lourd de la presse allemande, qui fait face à la crise de la presse.Dans un entretien accordé au Süddeustche Zeitung repris par L’AFP, le directeur exécutif du groupe Spiegel a annoncé une grande cure d’austérité pour combattre la baisse des revenus publicitaires et des chiffres de diffusions. Ove Saffe, s’inquiète de la baisse de 6% du chiffre d’affaires global et de la perte de 10% de revenu en recettes publicitaires malgré les 900 000 exemplaires papiers vendus chaque semaine. Des postes pourraient être supprimés pour « adapter notre organisation générale aux changements structurels dans les médias et aux changements du marché« .

Le patron du groupe se console avec les résultats financiers du site internet du journal. En effet, derspiegelonline.de est bénéficiaire depuis « longtemps déjà » selon lui et les ventes de l’application sur Android et IOS semblent bien se porter.

Classement des auteurs les plus empruntés dans les bibliothèques parisiennes Baptiste

J’ai fait les modifications demandées. J’aimerais y intégrer l’infographie : http://opendata.paris.fr/opendata/document?id=148&id_attribute=64 > c’est un csv

Les auteurs les plus empruntés dans les bibliothèques parisiennes

Le portail de Data publica, une entreprise française qui met à disposition des bases de données ouvertes, a publié une infographie du classement des auteurs les plus empruntés dans les bibliothèques parisiennes en 2011, livres et BD. Cette étude a été élaborée à partir des chiffres donnés par le réseau des bibliothèques parisiennes, disponibles sur le portail de données publiques de la Ville de Paris.

Elle nous apprend que Dominique Saint-Mars est l’auteur préférée des jeunes parisiens. La créatrice de Max et Lilli (137 427 prêts en un an) est largement en tête du classement. En deuxième position on trouve Jacqueline Cohen, auteur de la bande dessinée incontournable de notre enfance Tom-Tom et Nana. Gosciny (Astérix, Lucky Luke) et Hergé (Tintin) occupent respectivement la quatrième et la cinquième place. Preuve que ces deux légendes de la bande dessinée sont indépassables.

Actualitte.com explique que, malgré une faible baisse du nombre d’inscrits, le nombre de prêts est en hausse de 3% par rapport à l’année précédente. En 2009 les bibliothèques ont comptabilisé 7,6 millions d’entrée pour un total de 11,2 millions de prêts.

Donations de la présidentielle américaine : quelques gagnants et des gros perdants

Qui sont les “mécènes politiques” sortis gagnants des élections présidentielles américaines ? Courrier International re-publiait cette semaine l’enquête du pure player américain  The Daily Beast sur la rentabilité des 20 plus gros investissements versés en faveur des candidats à la présidence et au Congrès au travers des “super-PACs”. Il s’agit de “comités d’actions politiques” sans plafonnement de dons qui ont eu un impact financier significatif sur la campagne.

Le résultat est visible sous la forme d’une infographie interactive qui détaille quelles sommes ont été investies par qui et pour quel résultat. Sans grande surprise, les gagnants sont majoritairement les comités de soutien aux démocrates tandis que les perdants sont les soutiens des républicains, et tout particulièrement les soutiens aux motions politiques les plus conservatrices.

Il est intéressant de signaler que les plus grands vainqueurs sont les investisseurs prudents : Steven Spielberg et David Boies – président de Boies, Schiller & Flexer, un cabinet juridique – n’ont investi qu’un seul million chacun dans “Priority USA Action” et ont atteint tous les objectifs politiques de ce programme. D’un autre côté, Sheldon Adelson – un magnat des casinos – a tout perdu de ses 53 millions de dollars de soutien à Newt Gingrich, le candidat ultra-conservateur sorti perdant de la primaire républicaine.

Take Action : la pétition de Google pour la liberté d’Internet

Assia Labbas

Depuis lundi, les internautes peuvent découvrir sur la page d’accueil de Google un message qui leur est adressé : « Vous êtes attaché à un Internet libre et ouvert ? Dites-le aux gouvernements.«  Cet appel, nommé Take Action, veut prévenir les 2 milliards d’utilisateurs des enjeux de la conférence de l’Union internationale des télécommunications, un organe de l’ONU. Du 3 au 14 décembre, les gouvernements se réunissent à Dubaï aux Emirats arabes unis au sujet de la révision du « règlement des télécommunications internationales » (RTI) qui modifierait la gouvernance du Net.

Pour convaincre de signer sa pétition, Google souligne les conséquences néfastes de ce changement sur les libertés numériques :

Certaines propositions pourraient permettre aux gouvernements de censurer des propos légitimes, voire d’interrompre l’accès à Internet.

D’autres visent à imposer à des services tels que YouTube, Facebook et Skype de nouvelles taxes pour pouvoir atteindre des utilisateurs à l’étranger. Cela pourrait limiter l’accès à l’information, en particulier dans les pays émergents.

Infographie à l’appui, le moteur de recherche rappelle qu’Internet est un outil de travail, de partage, de communication mais aussi le fruit de notre création, d’où le slogan “Nous sommes le web”.

Une carte recense, à la seconde, le nombre de personnes qui se joignent à la cause en déposant leur voix. A l’heure actuelle, environ 2,8 millions de personnes s’unissent pour Take Action. Le hashtag #freeandopen permet de diffuser le message sur Twitter.

Turn Down the Heat : le rapport environnemental de la Banque mondiale

Aurélie Bacheley

Alors que se déroule actuellement à Doha le sommet pour le climat, Visual.ly présente  l’infographie en trois parties du rapport “Turn Down the Heat”, publié par la Banque mondiale.  Le rapport prévoit un réchauffement climatique de 4° Celsius d’ici à 2100. Il rappelle la responsabilité de l’homme dans la dégradation de l’environnement depuis l’âge de glace : hausse du niveau des eaux, fonte des glaces  et, depuis 2002, 13 catastrophes naturelles directement liées à l’homme.

4° de plus, et des conséquences alarmantes : une cartographie présente les pays du monde qui seront inondés par la montée des eaux, comme les Caraïbes, le Venezuela, le Mozambique, Madagascar, le Bangladesh, le Vietnam , l’Indonésie… Turn Down the Heat prédit une extinction des coraux d’ici 2100, ainsi que des forêts, et une baisse considérable  du niveau des ressources minérales offertes par les grands fleuves.

L’infographie, à valeur pédagogique, met enfin en valeurs les solutions de la Banque mondiale pour éviter la catastrophe vers laquelle l’homme s’engage : investir dans l’énergie verte, dans les technologies, les infrastructures « intelligentes » et augmenter les dépenses pour « combattre le changement climatique ». L’organisme onusien conclut en ne manquant pas de rappeler ses projets pour l’environnement engagés au Kenya, au Nigeria, au Bangladesh, en Chine, en Inde et au Vietnam.

A 4 Degree Warmer World - We can and must avoid it

L’actu data-média de la semaine

Infographie : Google et l’évasion fiscale

Anaëlle Domitien

Télérama a décrypté la politique fiscale française de Google dans une infographie. Le magazine présente les différents paradis dont le géant numérique profite, de la France aux États-Unis en passant par les Bermudes. L’archipel qui sert de « boîte postale » permet à la firme de stocker ses 19,8 milliards d’euros non imposés dans l’attente d’une mesure favorable de la législation américaine permettant le rapatriement. Télérama montre ainsi étape par étape, la stratégie de Google pour contourner les taxes française et européenne.

L’hebdomadaire n’est pas le seul à relever ces « déclaration[s] de chiffres d’affaire ridicule ». Le Télégramme s’indigne et titre « Haro sur l’évasion fiscale »ZDNet rappelle que Google a été condamné par l’Inde à payer 13,8 millions de dollars pour évasion fiscale. Google n’est pas le seul adepte de ces pratiques d’optimisation fiscale : Apple, Facebook et Amazon qu’on regroupe sous l’acronyme GAFA, rappelle Arrêt sur image,  sont également « montrées du doigt pour leur propension à installer leur siège social en Irlande, où la taxation est plus douce ». Lire la suite