La vie de deux agricultrices : “Les 35 heures, on ne connaît pas !”

Le quotidien des agriculteurs est loin de ce que l’on imagine. Deux agricultrices du Poitou-Charentes, Marie-Christelle et Joëlle, se sont ouvertes sur leur quotidien et cassent l’image de leur métier très masculin. Elles prônent l’agriculture raisonnée qui place le respect de l’environnement parmi les priorités. Elles jonglent entre le travail à la ferme et l’administrative tout en étant à la pointe de la technologie.
Marie-Christelle et Joëlle

On les voit peu mais pourtant, elles sont bien là. Selon un sondage de BVA, les femmes représentent environ un tiers des actifs de l’agriculture et constituent le quart des chefs d’exploitation en France. C’est le cas de Marie-Christelle et Joëlle. Elles sont associées avec quatre autres agriculteurs, une autre femme et trois hommes, tous patrons de leur ferme. Les deux femmes sont venues au Salon de l’Agriculture pour représenter FARRE, le Forum de l’Agriculture Raisonnée Respectueuse de l’Environnement, au stand de la ferme de l’Odyssée Végétale. Ce forum a pour but de renforcer les impacts positifs des pratiques agricoles sur l’environnement et de réduire les effets négatifs. Marie-Christelle et Joëlle partagent le récit de leur quotidien qui casse bien des préjugés.

Des accouchements tous les jours Lire la suite

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Un label pour protéger l’agriculture africaine

Au Salon de l’Agriculture, dans le pavillon « Agricultures & délices du monde » les expositions africaines battent leur plein. Les professionnels du secteur se réjouissent que leurs produits puissent désormais bénéficier du label Indication géographique protégée (IGP).

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Salon de l’agriculteur ou de l’agricultrice ?

 30% des actifs de l’agriculture sont des femmes selon un sondage BVA/Crédit Agricole, publié à l’occasion du Salon International de l’Agriculture 2013 qui finit ce dimanche. Pourtant en parcourant les allées des différents pavillons, le constat semble différent : peu de femmes sont présentes.

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La productrice de la ferme de bois Champeau (Yvelines) au salon de l’agriculture Source: Flickr

Le métier d’agriculteur est-il toujours aussi macho ? Au Salon de l’Agriculture, lorsque l’on vient à la rencontre des professionnels, il semble que oui. Après avoir errer entre les stands, on se rend vite compte que les femmes ne sont pas majoritaires.  Et cela plus particulièrement dans l’élevage: dans le pavillon réservé aux bovins, une seule vachère présentait son élevage selon les exploitants masculins mais est restée introuvable. Une disparité qui se retrouve dans les chiffres : ¾ des exploitations françaises en 2010 sont dirigées par des hommes. Et cette inégalité se renforce chez les plus jeunes : seul un jeune agriculteur sur cinq était une femme en 2010.

Pourtant certaines études, comme celle de BVA commandée par le Crédit Agricole, démontrent que la population féminine dans le paysage agricole est passée de 8% en 1970 à 30% en 2013. La banque plébiscitée par la profession (9 agriculteurs sur 10) explique sur son site que “les femmes sont devenues incontournables dans le paysage agricole”. Elles sont même mises en exergue par le Monde qui écrit que les agricultrices ne sont “ pas assez reconnues”. Le Salon de l’Agriculture, cet exercice de communication par excellence, aurait-il alors minimiser la présence féminine ? Olivier, jeune commis qui présentait les vaches de son élevage, est convaincu que les agricultrices ne sont pas en infériorité numérique :

Dans les services

En réalité, si les femmes ne sont pas présentes dans l’élevage, elles n’en restent pas moins très bien représentées dans d’autres domaines de l’agriculture et plus particulièrement ceux des services.  Maryse est commerçante et s’est installée au pavillon Régions de France pour toute la durée du salon. Elle vient vendre de la viande fumée des Vosges et selon elle  « c’est plus difficile de trouver des femmes dans l’agriculture que dans le commerce. Il faut être résistant, c’est quand même fatiguant de soulever des charges etc., je pense que c’est cela qui fait la différence ». D’autres domaines attirent aussi: «  le tourisme, le milieu rural, l’agriculture biologique » explique le formateur Luc Pilet, représentant de la Maison Familiale Rurale (MFR). En effet, le tourisme rural voit émerger plusieurs profils féminin : 60% des actifs de l’agrotourisme sont des femmes. En Italie, où une entreprise agricole sur trois est dirigée par une femme, ce sont ces structures d’agrotourisme qui ont permis le développement de la féminisation de la profession.  Les actives dans l’agriculture sont donc plus présentes dans le tertiaire, un phénomène qui se retrouvent dès les études.

En effet, la proportion de femmes dans les études agricoles augmente, surtout après le bac. Elles se dirigent plus vers les études supérieures et moins dans les formations courtes comme celles dédiées à l’élevage. Prescilla, est étudiante et est venue présenter son école d’ingénieurs aux visiteurs du Salon International  de l’Agriculture. Elle affirme d’un ton vif qu’il y ‘a «  43% de filles dans [sa] promotion », selon elle, « les filles sont plus intégrées » à ce niveau d’études. Comme elle, Elisa a orienté son projet professionnel vers des formations supérieures: ce qui l’attire « c’est les laboratoires ». Dans une interview pour le site de l’emploi agricole Apecita, la sociologue Sabrina Dahache, analyse cette féminisation croissante: “La féminisation des formations agroalimentaires est venue dans un second temps. En 2008, les filles représentaient 59 % des effectifs contre 16 % en 1974”. Elle ajoute que “ Les enseignants eux-mêmes ont parfois une approche sexuée des filières qui les poussent à encourager les filles à aller vers des formations services, analyses en laboratoire ou encore soin, aide et animateur équin”. La présence des femmes dans les services de l’agriculture peut-être donc aussi le résultat d’une orientation “guidée” par les acteurs de la formation. Toutefois si les agricultrices représentent 30% des emplois dans ce secteur d’activité, de l’élevage à l’agronomie, elles restent minoritairement représentées dans les instances de représentations syndicales. Mais 2013 pourrait être l’année du changement: pour la première fois, les listes des élections de la Chambre de l’Agriculture en janvier dernier devait être composées d’au moins 30% de femmes. .

Préserver la bonne santé du bio

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La filière biologique est en plein essor depuis une dizaine d’années.Les professionnels du milieu réfléchissent désormais sur la manière de conserver cette dynamique.

Le bio peut-il sauver l’agriculture aujourd’hui ? Les acteurs de la filière l’ont affirmé lors d’un séminaire organisé jeudi par l’Agence Bio, un organisme mixte chargé de son développement, en présence du ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll, lors du 50ème Salon International de l’Agriculture à Paris.

Quand l’agriculture intensive voit sa surface agricole diminuer, la production biologique profite d’une fulgurante progression depuis une dizaine d’années. Pour François Thiery, le président de l’Agence Bio, l’agriculture biologique constitue l’avenir : “L’agriculture [traditionnelle] se cherche depuis 50 ans. L’avantage de l’agriculture biologique est qu’elle a su innover  en matière technique, en termes de gouvernance, c’est-à-dire coopérer avec des acteurs multiples.”

Une production multipliée par 3,7 en dix ans

Malgré la crise, l’agriculture biologique se porte bien, comme le confirme graphiques à l’appui, Elisabeth Mercier, la directrice de l’Agence BIO, « on compte aujourd’hui, en 2012  37, 5 millions d’hectares de cultures biologiques certifiées. » La production biologique s’est multiplié par 3,7 en l’espace de dix ans, en 1999, il y avait seulement un peu plus de 10 millions d’hectares cultivées. La directrice de l’Agence Bio a souligné que cette évolution positive est à relier avec l’arrivée de nouveaux marchés en Asie et en Afrique. L’Asie recouvre actuellement  10% de l’agriculture biologique mondiale contre 3% pour l’Afrique.

La croissance de l’agriculture bio a profité à la France avec une augmentation de 300 000 hectares en deux ans. « Il est remarquable de voir le dynamisme du secteur depuis 5 ans sur le territoire après avoir été décrié pour son retard », a  rajouté Elisabeth Mercier. En effet, sur le plan européen, l’Hexagone occupe la première place sur l’utilisation des surfaces agricoles bio devant l’Espagne et la Pologne.

La filière profite du soutien du gouvernement, qui a annoncé en décembre le programme « Ambition 2017 ». Il consiste à garantir la pérennité et préserver la spécificité de ce type d’agriculture. « Ce n’est pas seulement le bio qui doit intégrer le défi environnemental mais tout le secteur  de  l’agriculture », a rajouté Stéphane le Foll.

Statistiques à prendre avec précaution

Pourtant, ces résultats sont à prendre avec précaution. Les résultats varient d’un pays à un autre. Certaines régions ne disposent pas de statistiques pour évaluer de façon approfondie, leur production biologique. Les deux puissances mondiales, les États-Unis et la Chine sont dans ce cas de figure.

La consommation de produits biologiques suit logiquement la même courbe. En 12 ans, le marché alimentaire bio a plus que quadruplé (60,9 milliards de dollars en 2010). « On constate une forte demande des consommateurs pour le bio, notamment pour les produits frais comme le lait, le fruit et les légumes », poursuit Elisabeth Mercier. Au Danemark, 30% du lait consommé est bio. En France, le développement du marché bio se poursuit. Il est évalué pour l’année 2012 à 4,1 milliards d’euros. Soit une augmentation de 5% par rapport à 2011. « Il  existe un marché pour les produits biologiques, un marché réel », a martelé Stéphane Le Foll. Le ministre a aussi évoqué le dépôt d’une proposition législative courant mars sur l’insertion de produits bio dans les cantines.

Dans les assiettes des cantines

Elisabeth Mercier a expliqué que cette expansion a été favorisée avec la mise en place de politiques publiques dans ce domaine par les Etats, mais aussi une éducation à la consommation de produits bio. On peut également citer  la diversification des circuits de distribution avec les Biobox en Italie. Aujourd’hui, l’ambition est d’introduire le bio au sein des restaurations collectives« Ceci montre que rien n’est  bloqué, tout dépend de la manière qu’on agit », a ajouté la directrice de l’Agence Bio.

Le succès de l’agriculture biologique repose sur un certain nombre d’actions à l’échelle mondiale et une réglementation stricte. La FAO (Food and Agriculture Organization), représenté par  Nadia El-Hage Scialabba, mène des actions dans  ce domaine depuis 1999. Son objectif est  d’aider les plus démunis à mieux utiliser leurs ressources et permettre ainsi une autosuffisance alimentaire. A l’instar de la région du Tigray en Ethiopie, en situation de famine aux débuts des années 2000. Aujourd’hui,  cette région est autosuffisante  avec  un million d’hectares de terres réhabilités. Dans le Pacifique, la FAO, à travers ses programmes,  a permis  la reconversion de matières premières  vers de nouveaux produits bio (transformation du copra à l’huile vierge de coco aux Iles Samoa).

Trop de logos

Sur le plan européen, l’année 2012 fut une année charnière. Joao Onofre, chef de l’Unité Agriculture biologique à la Commission Européenne, a reconnu la difficulté d’imposer le secteur bio au niveau européen. L’agriculture biologique souffre en Europe  de trois problèmes significatifs. Premièrement, des problèmes liés à la compétitivité, caractérisée par une difficulté d’analyser  le secteur. En second lieu, un problème lié aux règles  européennes biologiques (polémique sur les OGM, principe du polleur-payeur). A cela s’ajoute une difficulté concernant la confiance du consommateur : multiplication des logos, manque de promotion et d’information. C’est dans ce cadre que l’Union Européenne envisage une révision  de la réglementation sur l’Agriculture biologique. « C’est une révision nécessaire pour défendre et préserver le bio ».

Si l’agriculture biologique bénéficie d’une belle image aujourd’hui, il n’empêche que certaines questions persistent : cherté de ce type de produits, problème accessibilité. Et à trop grossir, l’agriculture biologique n’a-t-elle pas fini par tomber dans dans les travers de l’économie mondiale ?

 Eline   Ulysse

Exposer au Salon de l’agriculture, un luxe

Le Salon de l’Agriculture, c’est un peu un air de campagne dans la capitale durant neuf jours. L’occasion pour les 700 000 visiteurs attendus de redécouvrir les terroirs français ainsi que les richesses du monde agricole. Mais participer au Salon nécessite un budget important. Des prix pas toujours abordables pour les petits exploitants.

C’est une question que les visiteurs ne se posent pas lorsqu’ils déambulent dans les allées bondées du Salon de l’Agriculture, mais qui n’est pourtant pas si superflue. Exposer au salon de l’agriculture n’est certes pas gratuit, mais qui paie, et combien ?

En effet, les exploitants et éleveurs ne sont pas tous sur le même pied d’égalité face à la dépense conséquente que représente une participation. Quand un agriculteur peut être présent sur le Salon pour promouvoir la qualité de ses produits, c’est qu’il en a les moyens, ou bien qu’il a la chance d’être aidé par une association, les collectivités territoriales ou les Chambres d’Agricultures.

Pas tous égaux

Pour Jean-Pierre Cahorel qui élève des vaches et des moutons à Avranches (Manche), le Salon de l’Agriculture ne représente pas un budget très conséquent puisque c’est la Chambre d’Agriculture de son département qui prend en charge son séjour. « Je ne paie de ma poche que l’hôtel et la nourriture », précise-t-il. Pour trois jours, l’hôtel ne lui coûtera que 200 euros, une somme qu’il dépense pour la première fois : « avant on dormait dans la paille pour être auprès des bêtes, mais avec le bruit et l’inconfort, c’était l’enfer. » C’est le cas d’autres éleveurs, qui sans l’aide de coopératives, ne pourraient pas payer le transport des bovins, l’entretien sur place ou même les enclos.

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L’Union Pour la Protection des Races (UPRA) considère qu’il est normal de payer l’ensemble des frais aux éleveurs qui y adhèrent. La directrice Tania Klein souligne que « ce n’est pas aux éleveurs d’assumer ce budget exorbitant, sans compter qu’il y a un manque à gagner quand ils ne sont pas à la ferme ».

Il faut compter environ 1000 euros par vache, entretien, nourriture, enclos et transports compris. Le coût consacré au Salon de l’agriculture de l’association s’élève à 20 000 euros. La région Champagne-Ardenne, elle non plus, ne lésine pas sur les moyens. Elle a loué pas moins de 350 mètres carrés pour la modique somme de 360 000 euros. 32 producteurs locaux se succèdent sur ces stands. Un nombre particulièrement élevé, car chacun des agriculteurs ne restent que 2 ou 3 jours. Selon Marie-Paule Carisio, l’attachée de presse à la région, fonctionner ainsi permet « d’assurer le plus de visibilité possible aux petits producteurs qui n’ont pas les ressources financières nécessaires pour se payer un séjour au Salon ».

« Environ 1000 euros le stand par jour »

Pour louer un stand de 9 mètres carrés comme celui-ci, comptez 10 000 euros.

Pour louer un stand de 9 mètres carrés comme celui-ci, comptez 10 000 euros.

D’autres sont beaucoup moins gâtés, et doivent assumer tout seuls, comme Vincent Bogaert, brasseur dans le Nord-Pas-de-Calais. Pour s’assurer une bonne visibilité, il loue un stand de 18 mètres carrés. Il explique que le tarif de base pour 9 mètres carrés est de 10 000 euros pour 9 jours. « On est donc sur un coût de 1000 euros le stand par jour ! Vous vous rendez compte ? », commente-t-il exaspéré. A cela, il faut aussi ajouter le prix de la structure du stand (120 euros), le prix du parking (250 euros), la restauration ou encore le concours général agricole. Le brasseur déplore un coût d’inscription qu’il juge « trop élevé », à peu près 150 euros par produit.

« On vient avant tout pour se faire plaisir »

Heureusement, le chiffre d’affaires effectué sur le Salon permet d’amortir en partie les coûts liés à la participation des exposants.  « En terme financier, on est plus perdants que gagnants à venir ici », admet Jean-Pierre Cahorel, l’éleveur de vaches et de moutons normand. Pour lui qui est habitué du Salon, un agriculteur vient avant tout « pour se faire plaisir, ou pour la reconnaissance personnelle de voir un de ses produits médaillé au Concours Général Agricole ». Le brasseur Vincent est aussi de cet avis. L’exposant le plus médaillé (au CGA) se rend au Salon pour « faire sa com’ ». « Grâce au Salon, j’ai eu droit à mon passage sur TF1, et à de bonnes retombées dans la presse locale. Une petite notoriété qu’il savoure, et qu’il a payé cher…

Paysans cherchent main d’œuvre désespérément

(CC Flickr by Bobby Lightspeed http://bit.ly/13vhfwp )

(CC Flickr by Bobby Lightspeed http://bit.ly/13vhfwp )

Cette année encore, de nombreux jeunes se rendent au Salon International de l’Agriculture à Paris, l’occasion pour les exposants de créer des vocations pour un métier en manque de bras.

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Monoprix et les poules en batterie

Dans un communiqué du 5 février dernier, Monoprix clamait haut et fort son amour pour la volaille en annonçant qu’elle cesserait de vendre des œufs de poules élevées en cage à partir d’avril prochain. Un belle communication qui cache une réalité plus contrastée : le « bien-être » des poules et la qualité des oeufs sont très relatifs dans l’industrie agroalimentaire.

Crédit : MrTopher Flickr CC (by nc sa)

Crédit : MrTopher Flickr CC (by nc sa)

A voir les bêtes de concours du salon de l’agriculture, on se dit que les gallinacés ont quand même la belle vie. Grassement nourries et cajolées par leur propriétaire, ces volailles chanceuses en ferait presque oublier le triste sort de leurs collègues pondeuses, nettement moins enviable.

Le 1er avril prochain, Monoprix sera la première chaîne de supermarchés française à ne plus vendre d’oeufs issues d’élevages de poules en cage. Cette décision est le fruit d’un lobby intensif de différentes associations de protection animale, parmi lesquelles la Fondation Brigitte Bardot et l’association L214. A grand coups de pétitions, de mégaphones et de déguisements de poulet, ces associations ont finalement obtenu de la marque qu’elle s’engage dans la cause du bien-être volailler.

Fière comme un coq, Monoprix s’est empressée d’annoncer la nouvelle dans un communiqué, le 5 février dernier. La chaîne de supermarché y vante sa «démarche pionnière en faveur du développement durable» et son engagement «pour plus de bien-être animal» et pour «la qualité» de ses produits. Seulement voila, derrière cette image de Don Quichotte des poulaillers, la démarche du groupe n’est ni vraiment innovante ni vraiment efficace.

En Europe, Monoprix arrive après la bataille

Si elle est bien la première à prendre ce type d’initiative en France, Monoprix se révèle franchement à la traine par rapport aux autres groupes européens. Huit chaînes de supermarchés belges ont déjà mis en place des politiques similaires, le premier étant le groupe Makro en 2006. Les oeufs de poules élevés en batterie ont également disparus des rayons de Mark & Spencer et Waitrose en Grande-Bretagne et de Coop, leader de la distribution en Italie. En Allemagne et aux Pays Bas, enfin, aucun supermarché ne vend encore des oeufs issues de ce type de production.

D’autre part, si toutes ces démarches sont louables d’un point de vue éthique, leur efficacité concrète pour assurer le bien-être des poules pondeuses s’avère très discutable. Il est un peu hypocrite de s’émouvoir sur le cas des poules «en batterie» sans évoquer les cas de celles élevées «sur sol» et «en plein air».

Le bien-être tout relatif des poules sur sol et en plein air

Il existe en Europe une codification très précise des oeufs qui sert à déterminer leur provenance. Le premier chiffre du «tatouage» industriel sur les coquilles d’oeufs indique ainsi les conditions d’élevage de la poule. 0 pour une poule issue de l’agriculture biologique, 1 si elle provient d’un élevage en plein air, 2 pour un élevage sur sol et 3 pour un élevage hors-sol, communément appelé élevage «en batterie».

Crédit : mikecogh Flickr CC (by sa)

Crédit : mikecogh Flickr CC (by sa)

Au travers de sa nouvelle démarche qualité et bien-être animal, ce sont les oeufs de catégorie 3 que Monoprix a dans le collimateur. Les poules issues de ce type d’élevage sont effectivement de vrais «taulardes» : enfermées dans des cages du matin au soir avec un espace royal de 550 cm2 – la surface d’une feuille A4 – par tête. C’est sans conteste un environnement très difficile mais l’herbe n’est pas vraiment plus verte pour les poules «sur sol» et «plein air». «Sur sol», les poules sont toujours complètement enfermées et entassées à 7 par mètre carré dans de grands hangars. C’est à peu près le même schéma en plein air, sauf que les poules ont droit à quelques heures de ciel bleu par jour, sur un sol herbeux.

Du pareil au même pour la qualité des oeufs

«Au final, même si la catégorie 3 est la pire, on ne peut pas dire que les catégories 2 et 1 assurent vraiment le «bien-être» des poules» commente Faustine Bardey, ingénieur agronome présente au Salon de l’agriculture. «Et quoi qu’il en soit, je met au défi quiconque de distinguer la qualité des oeufs produits dans ces conditions. Que les poules voient le soleil deux heures par jour ne change rien du tout. Ce qui influe sur la qualité des oeufs c’est l’alimentation des poules et c’est la même dans tous les cas, sauf pour le bio.»

Jean-Marc Perriquet, vice-président de la Société centrale d’aviculture de France (SCAF), partage le même avis : «Cette campagne Monoprix, c’est de l’affichage et tout le monde le sait. Le consommateur lambda ne sait pas reconnaitre un oeuf élevé en batterie d’un oeuf «plein air», ni au goût ni à l’étiquetage. Il a simplement l’impression de faire quelque chose de bien s’il y a un pâturage d’afficher sur la boîte d’oeufs. Mais bon, moins d’élevage en batterie c’est toujours mieux que rien. Reste à voir si le consommateur est prêt à payer plus cher.»

Vincent Souchon

Conseil municipal de Montmorency : échanges houleux autour de la salle de l’Eden

Le maire de  Montmorency, François Detton (PS)  a réuni lundi 18 février  le conseil municipal. Cette nouvelle séance a été marquée par la vive opposition entre le maire et certains conseillers municipaux de l’opposition.
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Le centriste Philippe Borderie a réagi à de nombreuses reprises aux délibérations adoptées par le conseil. Celui-ci n’a pas hésité à interroger le maire ou les membres de la majorité sur les sujets évoqués pendant la séance, notamment à propos du remplacement de la toiture de salle de l’Eden.  François Detton lui a souvent répondu sèchement. Avec une ironie non dissimulée, il s’est énervé, dénonçant l’aspect «fantaisiste» des interrogations de son adversaire du soir. Avocat de profession, le maire a parfois élevé la voix avec ardeur et théâtralité pour s’imposer.

“On ne pouvait pas savoir à l’avance que les charpentes étaient abîmées”

Autour de l’imposante table où ont siégé les élus, la tension a monté à mesure de l’avancement du conseil et des désaccords entre opposition et majorité. Vers 21h, Les conseillers et adjoints sont arrivés par petits groupes dans une atmosphère plutôt amicale. Mais le principal dossier du soir concernant le remplacement de la charpente et la toiture de la salle Eden a suscité quelques crispations. Cette salle de cinéma située au centre ville est fermée depuis les années 1970 mais le maire actuel a décidé d’inscrire sa rénovation au cœur de son programme. Philippe Borderie avait déjà interpellé auparavant la municipalité à propos du coût d’un tel projet. Le montant de la rénovation n’apparaissant pas dans le dossier de présentation distribué en novembre 2012 aux Montmorencéens, le conseiller a redemandé au maire le coût du projet.

La réouverture de l’Eden représente une dépense de 1,65 millions d’euros. Un prix élevé qui est en partie due à la refondation de la charpente et de la toiture. Cécile Lutz Callipel qui s’occupe de ce dossier a fait remarquer à l’élu centriste que l’on ne pouvait pas «savoir à l’avance que les charpentes étaient abîmées». Le maire a défendu la manière dont les travaux ont été organisés. Il reconnaît que la somme est importante. «Le coût d’objectif a été dépassé» a-t-il souligné». C’est à dire que les prévisions ont du être revu à la hausse. Néanmoins, il a expliqué que ses prédécesseurs «auraient fait pareil». «Je ne suis pas responsable de ce bâtiment dangereux» s’est-il exclamé ensuite. «Je me suis entouré des meilleurs spécialistes» a t-il dit.

Avant que le vote soit adopté à la majorité, Philippe Borderie a émis un doute sur le versement des subventions par les collectivités territoriales. François Detton a remarqué que ce «doute est insupportable» et a mis fin par la suite à «cette querelle sans intérêt» selon lui.

Désaccords à propos de la Maison de la Serve

D’autres sujets ont permis aux conseillers de l’opposition de réagir une nouvelle fois. En effet, la délibération sur l’autorisation de la demande de permis de construire de la Maison de la Serve a été l’occasion pour de nouvelles confrontations. Cet espace pédagogique qui sera destiné aux enfants des écoles et des centres de loisirs et  installé dans le parc de la Serve a été pointé du doigt par l’élu du centre pour dysfonctionnements. Un argument qu’a tout de suite rejeté le maire : «je comprends votre inquiétude, car toute nouvelle chose est pour vous synonyme d’anxiété». Tandis que l’élu de droite Gilles Hecquet a déploré ne pas avoir vu le croquis de cette construction. Mais finalement, cette proposition n’a pas eu de mal à être votée par la forte majorité des élues divers gauche.

Les dossiers se sont malgré tout enchaînés, entre dénomination des voies de la place de l’Europe, et validation de séjours estivaux pour les enfants.  Le conseil a été  mené avec fermeté par François Detton. Sans se priver de rappeler à l’ordre Philippe Borderie plusieurs fois : «votre voix porte », « vous susurrez fort » a-t-il lancé, attirant les rires de l’assemblée. Pendant que l’ex maire UMP, désormais membre du conseil, François Longchambon, au contraire, a été lui très silencieux.

Toutefois, la présence de Luc Strehaino, président de la communauté d’agglomération de la vallée de Montmorency (CAVAM) et maire (UMP) de Soisy-sous-Montmorency a permis à François Detton de promouvoir la coopération entre les différentes municipalités dans la mise en place des projets. On compte par exemple la reconquête de plusieurs hectares de friches à Montmagny pour l’installation d’une centaine de familles de gens du voyage, l’évolution du parc technologique de cette même ville et l’extension des horaires de la ligne 15M entre la ville de Montmorency et d’Enghien. A un an des élections municipales, la majorité PS qui administre Montmorency, ville fortement ancrée à droite, entend tirer avantage de la bonne entente qu’elle affiche avec le président de la CAVAM.

 

Pourquoi tant d’amour pour Amour ?

Avec son Oscar du meilleur film étranger reçu hier soir, Amour accumule à présent une trentaine de prix. Depuis la Palme d’Or à Cannes, Michael Haneke a vu son film attirer l’engouement du monde entier. Les thèmes de la maladie, des derniers jours et de l’amour se sont montrés universels mais aussi très risqués. Explication de l’amour autour d’Amour auprès du public, de la critique et du milieu du cinéma.

Amour raconte la vie d’un couple octogénaire bouleversée par la maladie d’Anne (Emmanuelle Riva), victime d’une attaque cérébrale. Son mari Georges (Jean-Louis Trintignant) restera à ses côtés et prendra soin d’elle jusqu’à son dernier souffle. Michael Haneke montre l’amour avec une extrême pudeur et la maladie avec un fort réalisme. Lire la suite

Actu data/média du 25 au 3 février

Google voudrait bloquer les revenus des sites illégaux

[Lu sur Gizmodo]

Accusé d’aider les sites de piratage, Google semble aujourd’hui prêt à prendre des mesures radicales. Le journal anglais The Telegraph révélait samedi que le moteur de recherche serait actuellement en discussion avec PayPal, Visa et MasterCard pour couper les vivres des sites linkant vers des biens culturels piratés, films, musique et livres.

Google envisage notamment de bloquer les fonds transitant vers les sites qui ne répondent pas aux poursuites juridiques engagées à leur encontre, par exemple parce qu’ils sont hébergés à l’étranger.

En 2010, Visa, PayPal et Mastercard avaient déjà pris ce genre de sanction à l’encontre de WikiLeaks, endommageant sérieusement les finances et le bon fonctionnement du site.

« Quand votre cœur cesse de battre, vous continuez à tweeter »

[lu sur RT.com]

Que les twittos se réjouissent. Pour ceux qui ne supporteraient pas l’idée de disparaître du web après leur mort, Twitter assure, à partir de mars, le service après-vente. Le réseau social ambitionne, avec l’application LivesOn, de prolonger la vie numérique après la mort.

« Quand votre cœur cesse de battre, vous continuez à tweeter » est la promesse de cette application.  Inspirée de la vie virtuelle de l’individu décédé, elle créera sa « personnalité numérique », en  publiant des tweets générés à partir des sujets et des liens tweetés de son vivant. Il est d’ores et déjà possible de procéder à son inscription sur le site et de suivre le compte Twitter de LivesOn, @_Liveson.

« Le service analysera votre fil Twitter principal, choisira soigneusement les sujets, likes et articles qui vous auraient probablement intéressés », explique RT.com. Deux autres applications similaires existent déjà : DeadSocial, ouvert en avril, envoie des messages que vous avez programmés aavnt votre décès ; If I Die, une application israélienne lancée en janvier 2012, « laisse un message sur le mur du défunt après confirmation de son décès par trois de vos amis. »

La future directrice du Monde face aux journalistes

[Lu sur Télérama.fr]

Si les actionnaires ont validé ses nouvelles fonctions de directrice du Monde, Natalie Nougayrède, actuellement reporter chargée de la diplomatie, doit encore convaincre ses collègues de voter pour elle.

Lors de son audition face aux rédactions du groupe Le Monde, la journaliste, encore hésitante, a exposé sa vision du journalisme et ce qu’elle comptait mettre en place si elle était élue. Avec en tête, la mise en place d’une offre payante enrichie sur le web et du bi-médias dans la rédaction. Quand les journalistes la questionnent sur son projet de ligne éditoriale, Natalie Nougayrède évoque trois points : « l’information en majesté », « la proximité » et « donner du sens à l’information », en la distinguant bien de la publicité même si selon Télérama, elle a « toute sa place ».

Et quand un journaliste l’interpelle sur sa future relation avec le trio d’actionnaire du Monde (Pigasse, Niel et Bergé), Natalie Nougayrède a tenté de rassurer : « Je ne suis pas naïve, mais pas non plus dans une méfiance contre-productive, je défendrai la ligne jaune quand il le faudra ». Verdict le 1er mars prochain.

Et s’il existait une “Journée sans informations ?”

[Lu sur Télérama.fr]
Assia

Pour commémorer la disparition des reporters Marie Colvin et Rémi Ochlik, tués en Syrie le 22 février 2012, un collectif a lancé la campagne « A Day Without News ?, « Une journée sans informations ? ». Le but de cette initiative, lancée par l’un des vice-présidents de l’agence de photos Getty Images Aidan Sullivan, est « d’attirer l’attention sur le nombre croissant de journalistes tués et blessés dans les conflits armés », de « développer une diplomatie publique, un agenda institutionnel et juridique pour combattre cela  avec plus d’efficacité » et « d’enquêter et de recueillir des preuves pour des poursuites judiciaires. »

Avec le soutien du public, de la publicité et des associations de journalistes comme Reporters sans frontières (RSF), « A Day Without News » espère faciliter l’identification, l’investigation et la poursuite des crimes de guerre commis contre les journalistes. Cat Colvin, la sœur de Marie Colvin, Emilie Blachère, l’amie de Rémi Ochlik ont rejoint le collectif avec, entre autres, la journaliste Christiane Amanpour ou encore le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki Moon. Vous pouvez soutenir la cause sur le site internet.
En 2012, 88 journalistes ont été tués en faisant leur travail, selon les chiffres de RSF.

Paris au secours de ses kiosquiers

[Lu sur Lexpress.fr]

Et si les kiosques disparaissaient du décor parisien ? C’est en tout cas ce que pourraient provoquer les blocages à répétition organisés par les ouvriers de Presstalis, principal approvisionneur des distributeurs de journaux. Pour ne rien changer à son paysage, la ville de Paris a informé, ce jeudi, qu’elle proposera au prochain Conseil municipal fin mars une aide financière de 200 000 euros aux quelque 340 kiosquiers qui égaient ses rues.

Les espaces publics numériques en danger ?

[Lu sur InternetActu]

Le blog InternetActu consacre un dossier  à la pérennité des espaces publics numériques (EPN) en France, dans un contexte de rigueur budgétaire.
Financés par les collectivités territoriales, les EPN ont pour objectif de promouvoir les usages d’Internet et des techniques d’information et de communication (TIC) auprès du plus grand nombre.
Au nombre de 4 700, ces dispositifs sont en déclin. Les EPN se sont développés à une période où 50% de la population française n’était pas connectée à Internet. En 2012, 3 Français sur 4 disposent d’une connexion et les smartphones et tablettes se sont multipliés. Du coup, la fréquentation de ces espaces diminue.  Les EPN ont-elles accompli leur mission ?, s’interroge InternetActu. Sont-ils encore utiles ?
Pour InternetActu, la difficulté des EPN réside dans leur incapacité à se renouveler. Ils proposent des solutions pour aider ces espaces à s’adapter à ces changements : mise en réseau des EPN, favoriser les partenariats avec les Fablab.

Le projet de loi pour améliorer le secret des sources est achevé 

[Lu sur France24]

Christiane Taubira, la ministre de la Justice a déclaré vendredi dernier que le projet de loi sur le secret des sources des journalistes est prêt. Par rapport au texte actuel qui existe depuis 2010, ce projet « renforce la protection des sources des journalistes. Il pénalise les transgressions à ce respect. »

La ministre a laissé entendre qu’elle ne supprimerait pas la loi sur le secret de l’instruction, suppression voulue par le comité Léger, mis en place par Nicolas Sarkozy en 2009. Elle a expliqué : «Je pense que sur un certain nombre de dossiers, il faut pouvoir continuer à protéger les justiciables, que des affaires ne se retrouvent pas sur la place publique ». Elle a défendu le respect du justiciable même si le procureur devrait selon elle pouvoir communiquer pour mettre fin à des rumeurs ou apporter des informations. Elle a reconnu également qu’«en protégeant les sources des journalistes, d’une certaine façon, on ouvre encore des possibilités de violation du secret de l’instruction.»

L’émission de France 4 « #Faut pas rater ça ! » déprogrammée

[Lu sur HuffPost.fr]

Dans un communiqué de presse, France 4 annonce la fin de l’émission interactive consacrée aux réseaux sociaux « #Faut pas rater ça ! ».

La chaîne a annoncé qu’elle souhaite prendre du recul pour repenser et développer ses programmes autour des enjeux du numérique, des réseaux sociaux et des nouveaux usages des spectateurs. C’est dans cette optique que la diffusion de l’émission s’interrompra à compter de la fin du mois de mars. La chaîne de la TNT pourrait assez rapidement devenir une chaîne jeunesse.

L’animateur de l’émission, Florian Gazan a réagi à l’annonce sur Twitter :

Le talk-show qui revenait sur l’actualité telle qu’elle est traitée sur les réseaux sociaux et Internet n’a jamais vraiment réussi à trouver son public et les audiences sont assez faibles. La moyenne tourne autour des 60 000 téléspectateurs pour 0.3% de part d’audience alors que la chaîne tourne en moyenne à 2%. Un échec qui montre la difficulté des chaînes de télévisions à véritablement interagir avec les réseaux sociaux.

Hyblab : faire du datajournalisme collaboratif

[Lu sur France 3 ]

Mercredi, France 3 Régions présentait un projet de datajournalisme : des écoles nantaises,  les médias locaux et les institutions de la ville ont décidé de travailler ensemble sur les données publiques de Nantes. L’objectif étant de faire naître douze projets nourris de l’open data et des informations collectés auprès des habitants qui racontent l’histoire de l’île de Nantes ou du quartier de la Création. Cette initiative a été baptisé le Hyblab, car il s’agit d’hybridation les métiers autour d’un travail collaboratif. Chacun apporte ses compétences du graphisme au journalisme en passant par l’informatique.  Mardi dernier, les 80 étudiants ont présenté leurs travaux au jury qui récompensera les meilleurs projets pour leur « créativité, l’intérêt journalistique et son utilisation mobile ».

Open data : quels gouvernements jouent vraiment le jeu ?

Open data : quels gouvernements jouent vraiment le jeu ? 

[Lu sur rslnmag.fr]

Alors que les entreprises et les collectivités territoriales commencent à libérer leurs jeux de données, la fondation Open Knowledge Foundation (OKFN) a voulu jauger les progrès de l’open data sur le long terme dans le monde entier.

La fondation a ainsi recensé les initiatives de création de portails open data des organismes locaux, régionaux et nationaux. « D’une poignée il y a trois ans, il y a aujourd’hui plus de 250 catalogues de données à travers le monde », explique l’OKFN.

Selon la fondation, le but de ce recensement est de « savoir quels gouvernements dans le monde libèrent des jeux de données comme des informations sur les finances publiques, plutôt que de libérer des informations qui sont moins essentielles telles que l’emplacement des bancs dans les parcs ou le nombre de lampadaires par tête ».

L’OKFN espère obtenir ces informations pour 50 pays d’ici deux mois, et encourage à répertorier les jeux de données « intéressants » sur leur site.