Les jeunes maisons d’édition se nichent dans le papier

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Flickr by Emile Carlin

Pas facile de créer sa propre maison d’édition. Présents au Salon du livre cette année, de jeunes éditeurs français ont quand même réussi à trouver leur place.

Derrière les grands noms du secteur de l’édition, Hachette, Flammarion ou encore Gallimard, presque la moitié des maisons d’éditions gagnent moins d’un million d’euros par an. On compte sur l’ensemble du marché environ 10 000 sociétés éditrices, mais de nombreuses maisons sont encore très jeunes. Elle tentent tant bien que mal de trouver leur public. Passionnés de littérature, férus de bande dessinée ou professionnels du mêtier depuis quelques années fondent chaque année leur propre structure. Pour rivaliser avec les monstres du secteur, les jeunes éditeurs se lancent dans une niche et soignent leur identité.

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Conseil municipal de Montmorency : échanges houleux autour de la salle de l’Eden

Le maire de  Montmorency, François Detton (PS)  a réuni lundi 18 février  le conseil municipal. Cette nouvelle séance a été marquée par la vive opposition entre le maire et certains conseillers municipaux de l’opposition.
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Le centriste Philippe Borderie a réagi à de nombreuses reprises aux délibérations adoptées par le conseil. Celui-ci n’a pas hésité à interroger le maire ou les membres de la majorité sur les sujets évoqués pendant la séance, notamment à propos du remplacement de la toiture de salle de l’Eden.  François Detton lui a souvent répondu sèchement. Avec une ironie non dissimulée, il s’est énervé, dénonçant l’aspect «fantaisiste» des interrogations de son adversaire du soir. Avocat de profession, le maire a parfois élevé la voix avec ardeur et théâtralité pour s’imposer.

“On ne pouvait pas savoir à l’avance que les charpentes étaient abîmées”

Autour de l’imposante table où ont siégé les élus, la tension a monté à mesure de l’avancement du conseil et des désaccords entre opposition et majorité. Vers 21h, Les conseillers et adjoints sont arrivés par petits groupes dans une atmosphère plutôt amicale. Mais le principal dossier du soir concernant le remplacement de la charpente et la toiture de la salle Eden a suscité quelques crispations. Cette salle de cinéma située au centre ville est fermée depuis les années 1970 mais le maire actuel a décidé d’inscrire sa rénovation au cœur de son programme. Philippe Borderie avait déjà interpellé auparavant la municipalité à propos du coût d’un tel projet. Le montant de la rénovation n’apparaissant pas dans le dossier de présentation distribué en novembre 2012 aux Montmorencéens, le conseiller a redemandé au maire le coût du projet.

La réouverture de l’Eden représente une dépense de 1,65 millions d’euros. Un prix élevé qui est en partie due à la refondation de la charpente et de la toiture. Cécile Lutz Callipel qui s’occupe de ce dossier a fait remarquer à l’élu centriste que l’on ne pouvait pas «savoir à l’avance que les charpentes étaient abîmées». Le maire a défendu la manière dont les travaux ont été organisés. Il reconnaît que la somme est importante. «Le coût d’objectif a été dépassé» a-t-il souligné». C’est à dire que les prévisions ont du être revu à la hausse. Néanmoins, il a expliqué que ses prédécesseurs «auraient fait pareil». «Je ne suis pas responsable de ce bâtiment dangereux» s’est-il exclamé ensuite. «Je me suis entouré des meilleurs spécialistes» a t-il dit.

Avant que le vote soit adopté à la majorité, Philippe Borderie a émis un doute sur le versement des subventions par les collectivités territoriales. François Detton a remarqué que ce «doute est insupportable» et a mis fin par la suite à «cette querelle sans intérêt» selon lui.

Désaccords à propos de la Maison de la Serve

D’autres sujets ont permis aux conseillers de l’opposition de réagir une nouvelle fois. En effet, la délibération sur l’autorisation de la demande de permis de construire de la Maison de la Serve a été l’occasion pour de nouvelles confrontations. Cet espace pédagogique qui sera destiné aux enfants des écoles et des centres de loisirs et  installé dans le parc de la Serve a été pointé du doigt par l’élu du centre pour dysfonctionnements. Un argument qu’a tout de suite rejeté le maire : «je comprends votre inquiétude, car toute nouvelle chose est pour vous synonyme d’anxiété». Tandis que l’élu de droite Gilles Hecquet a déploré ne pas avoir vu le croquis de cette construction. Mais finalement, cette proposition n’a pas eu de mal à être votée par la forte majorité des élues divers gauche.

Les dossiers se sont malgré tout enchaînés, entre dénomination des voies de la place de l’Europe, et validation de séjours estivaux pour les enfants.  Le conseil a été  mené avec fermeté par François Detton. Sans se priver de rappeler à l’ordre Philippe Borderie plusieurs fois : «votre voix porte », « vous susurrez fort » a-t-il lancé, attirant les rires de l’assemblée. Pendant que l’ex maire UMP, désormais membre du conseil, François Longchambon, au contraire, a été lui très silencieux.

Toutefois, la présence de Luc Strehaino, président de la communauté d’agglomération de la vallée de Montmorency (CAVAM) et maire (UMP) de Soisy-sous-Montmorency a permis à François Detton de promouvoir la coopération entre les différentes municipalités dans la mise en place des projets. On compte par exemple la reconquête de plusieurs hectares de friches à Montmagny pour l’installation d’une centaine de familles de gens du voyage, l’évolution du parc technologique de cette même ville et l’extension des horaires de la ligne 15M entre la ville de Montmorency et d’Enghien. A un an des élections municipales, la majorité PS qui administre Montmorency, ville fortement ancrée à droite, entend tirer avantage de la bonne entente qu’elle affiche avec le président de la CAVAM.

 

Manifestation en faveur du mariage pour tous

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Une manifestation se tient à Paris ce dimanche en faveur de « l’égalité des droits, le mariage, l’adoption, la PMA et la filiation pour tous les couples », organisée par l’inter-LGBT et le collectif « Agissons pour l’égalité ».

Le projet de loi sera examiné mardi prochain à l’Assemblée nationale. Si une grande majorité de l’UMP envisage de voter contre et ont déposé plus de 5000 amendements, presque l’ensemble de la gauche votera en faveur du mariage ouvert aux couples du même sexe. Les députés vont s’engager dans une discussion virulente.

L’opinion semble favorable à l’application de cette loi puisque 63% des Français se déclarent en sa faveur, selon un sondage Ipsos pour Atlantico. Ils sont 63% à affirmer leur soutien contre 60% début janvier. 49% des Français approuvent l’adoption pour des couples du même sexe.

832 millions de perte pour l’Etat

Le cannabis coûte cher à la collectivité. D’après les statistiques de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies, le chiffre d’affaire du cannabis représente 832 millions d’euros. En temps de crise, c’est autant d’argent que l’Etat ne récolte pas.

Le débat public sur le cannabis prend souvent racine sur le constat de l’ampleur du trafic de drogues en France, en particulier dans les cités. Dimanche 14 octobre, le ministre de l’éducation Vincent Peillon affirmait que « cette question mérite d’être mené ». Le 5 juin 2012, Cécile Duflot se prononçait sur le sujet en s’affichant en faveur d’une dépénalisation. La question de ces ministres porte sur les conséquences pour notre société d’un assouplissement de la loi. Néanmoins la consommation de cannabis induit également une question de coût. Les interpellations de consommateurs, les gardes à vue qui y sont liés, le travail de la brigade anti criminalité ou encore les démarches de justice en la matière, tous ces éléments représentent une dépense que l’Etat juge nécessaire. Sans parler du manque à gagner que l’Etat ne prélève pas. Pas de taxe sur les ventes à la différence de l’alcool ou du tabac. Lire la suite

Serge Michel, « le web, c’est du viagra journalistique »

Avec flegme, Serge Michel, le directeur adjoint des rédactions du quotidien du soir présente le chemin parcouru par le site internet et ses perspectives pour l’avenir. Vidéo en +

Contre le pessimisme ambiant autour de l’avenir de la presse, les mots du directeur adjoint des rédactions du Monde apportent un vent de fraicheur. Lors de la discussion qu’il a menée auprès de la classe du master journalisme et de la licence développeur web de l’université Cergy Pontoise, il s’est exprimé sur la stratégie de la version internet du quotidien, mais aussi sur son histoire. L’heure est venue pour certaines rédactions web de modifier leur modèle économique. Le Figaro se tourne vers une offre hybride entre informations gratuites et un contenu enrichi payant. Le pure Player Atlantico qui avait opté pour le tout-gratuit proposera lui aussi des articles consultables par abonnement. Dans ce contexte les explications de Serge Michel sont précieuses. Lire la suite

Le Canard Enchaîné : un dinosaure moderne

A 97 ans, le Canard Enchaîné affiche toujours une forme olympique et pour cause : 74 000 abonnés et pas moins de 500 000 exemplaires diffusés en kiosque par semaine. Depuis sa création en 1915, l’hebdomadaire satirique a toujours trouvé un public avide de jeux de mots, de caricatures et de révélations politico-financières. Quelle place le journal occupe t-il encore dans la presse française ? Retour sur le succès d’un « vieux de la vieille » mais pas antique pour autant.

Une victoire de canard. Difficile de ne pas esquisser un sourire ou même de ne pas rire à la lecture du Canard Enchaîné.  Jeux de mots, caricatures, scandales aussi aberrants que burlesques… C’est bien la patte du Canard. Mais le journal satirique est né dans un contexte bien moins cocasse, un an après le début de la première guerre mondiale. A sa création, le journal se voulait pacifiste et avait pour objectif d’inciter les soldats français à arrêter la guerre. Lire la suite