60 ans du livre pour tous

60 ans du livre pour tous

En 1953, Henri Fillipatchi créait Le Livre de Poche, une petite révolution dans le monde littéraire qui désacralisait les ouvrages les plus prestigieux. Depuis, le livre de poche s’est installé dans nos bibliothèques, a trouvé sa place dans les cartables … Lire la suite

Le nucléaire enchaîné par des militants

Samedi dernier, place de la Bastille à Paris, des centaines de personnes scandaient leur refus du nucléaire. À l’occasion des deux ans de la catastrophe de Fukushima au Japon,  les militants ont répondu à l’appel du Réseau Sortir du nucléaire pour former une chaîne humaine dans 18 lieux symboliques de la capitale.


« Hollande bouge tes fesses ! ». Ce samedi sur les pavés de la place de la Bastille, le ras-le-bol des manifestants contre le nucléaire était palpable. Deux ans après Fukushima, ils avaient tout prévu pour attirer l’attention sur le débat du nucléaire. De la tête aux pieds, les militants arboraient des écharpes floquées du slogan « le nucléaire, non merci« , des drapeaux bilingues »Fukushima est partout/ sit überall » et des gilets de sécurité  customisés de stickers contre le nucléaire, le tout en jaune pour attirer les yeux des passants. Leur but : fermer toutes les centrales atomiques de plus 30 ans. Alors ils ont décidé de protester en faisant une chaîne humaine, « une gestion non violente de la manifestation » selon un organisateur. Ainsi, à Bercy, devant Areva et EDF, à la gare de Lyon et la gare Saint-Lazare les mains se sont jointes pour encercler ces lieux emblématiques du nucléaire dans la capitale.

Le nucléaire est aussi un gouffre financier pour les manifestants

Le nucléaire est aussi un gouffre financier pour les manifestants

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Salon de l’agriculteur ou de l’agricultrice ?

 30% des actifs de l’agriculture sont des femmes selon un sondage BVA/Crédit Agricole, publié à l’occasion du Salon International de l’Agriculture 2013 qui finit ce dimanche. Pourtant en parcourant les allées des différents pavillons, le constat semble différent : peu de femmes sont présentes.

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La productrice de la ferme de bois Champeau (Yvelines) au salon de l’agriculture Source: Flickr

Le métier d’agriculteur est-il toujours aussi macho ? Au Salon de l’Agriculture, lorsque l’on vient à la rencontre des professionnels, il semble que oui. Après avoir errer entre les stands, on se rend vite compte que les femmes ne sont pas majoritaires.  Et cela plus particulièrement dans l’élevage: dans le pavillon réservé aux bovins, une seule vachère présentait son élevage selon les exploitants masculins mais est restée introuvable. Une disparité qui se retrouve dans les chiffres : ¾ des exploitations françaises en 2010 sont dirigées par des hommes. Et cette inégalité se renforce chez les plus jeunes : seul un jeune agriculteur sur cinq était une femme en 2010.

Pourtant certaines études, comme celle de BVA commandée par le Crédit Agricole, démontrent que la population féminine dans le paysage agricole est passée de 8% en 1970 à 30% en 2013. La banque plébiscitée par la profession (9 agriculteurs sur 10) explique sur son site que “les femmes sont devenues incontournables dans le paysage agricole”. Elles sont même mises en exergue par le Monde qui écrit que les agricultrices ne sont “ pas assez reconnues”. Le Salon de l’Agriculture, cet exercice de communication par excellence, aurait-il alors minimiser la présence féminine ? Olivier, jeune commis qui présentait les vaches de son élevage, est convaincu que les agricultrices ne sont pas en infériorité numérique :

Dans les services

En réalité, si les femmes ne sont pas présentes dans l’élevage, elles n’en restent pas moins très bien représentées dans d’autres domaines de l’agriculture et plus particulièrement ceux des services.  Maryse est commerçante et s’est installée au pavillon Régions de France pour toute la durée du salon. Elle vient vendre de la viande fumée des Vosges et selon elle  « c’est plus difficile de trouver des femmes dans l’agriculture que dans le commerce. Il faut être résistant, c’est quand même fatiguant de soulever des charges etc., je pense que c’est cela qui fait la différence ». D’autres domaines attirent aussi: «  le tourisme, le milieu rural, l’agriculture biologique » explique le formateur Luc Pilet, représentant de la Maison Familiale Rurale (MFR). En effet, le tourisme rural voit émerger plusieurs profils féminin : 60% des actifs de l’agrotourisme sont des femmes. En Italie, où une entreprise agricole sur trois est dirigée par une femme, ce sont ces structures d’agrotourisme qui ont permis le développement de la féminisation de la profession.  Les actives dans l’agriculture sont donc plus présentes dans le tertiaire, un phénomène qui se retrouvent dès les études.

En effet, la proportion de femmes dans les études agricoles augmente, surtout après le bac. Elles se dirigent plus vers les études supérieures et moins dans les formations courtes comme celles dédiées à l’élevage. Prescilla, est étudiante et est venue présenter son école d’ingénieurs aux visiteurs du Salon International  de l’Agriculture. Elle affirme d’un ton vif qu’il y ‘a «  43% de filles dans [sa] promotion », selon elle, « les filles sont plus intégrées » à ce niveau d’études. Comme elle, Elisa a orienté son projet professionnel vers des formations supérieures: ce qui l’attire « c’est les laboratoires ». Dans une interview pour le site de l’emploi agricole Apecita, la sociologue Sabrina Dahache, analyse cette féminisation croissante: “La féminisation des formations agroalimentaires est venue dans un second temps. En 2008, les filles représentaient 59 % des effectifs contre 16 % en 1974”. Elle ajoute que “ Les enseignants eux-mêmes ont parfois une approche sexuée des filières qui les poussent à encourager les filles à aller vers des formations services, analyses en laboratoire ou encore soin, aide et animateur équin”. La présence des femmes dans les services de l’agriculture peut-être donc aussi le résultat d’une orientation “guidée” par les acteurs de la formation. Toutefois si les agricultrices représentent 30% des emplois dans ce secteur d’activité, de l’élevage à l’agronomie, elles restent minoritairement représentées dans les instances de représentations syndicales. Mais 2013 pourrait être l’année du changement: pour la première fois, les listes des élections de la Chambre de l’Agriculture en janvier dernier devait être composées d’au moins 30% de femmes. .

Dans les plumes du Canard…

Dans une rue chic du 1er arrondissement où le prix au mètre carré chatouille les 10 000 euros, se situent les locaux d’un des journaux les plus anciens de France. L’entrée est discrète. De la rue, il est impossible de deviner que se cache la rédaction d’un célèbre journal satirique. Le seul indice, un petit écriteau de verre à peine plus grand qu’une carte postale. Bienvenue au Canard Enchaîné.

Contrairement aux allures rustiques de la mise en page de l’hebdomadaire, le bâtiment se veut plutôt élégant. Boiseries vertes, ascenseur dernier cri et hauts plafonds, un air luxueux erre dans les couloirs.

Vingt-six marches plus tard, sous la lumière des lustres de la salle d’accueil, se dévoilent les caricatures de plusieurs illustrateurs du journal : Moisan, Kerleroux en passant par Pétillon. Une trentaine de dessins habillent les murs. Lire la suite