Conseil municipal de Montmorency : échanges houleux autour de la salle de l’Eden

Le maire de  Montmorency, François Detton (PS)  a réuni lundi 18 février  le conseil municipal. Cette nouvelle séance a été marquée par la vive opposition entre le maire et certains conseillers municipaux de l’opposition.
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Le centriste Philippe Borderie a réagi à de nombreuses reprises aux délibérations adoptées par le conseil. Celui-ci n’a pas hésité à interroger le maire ou les membres de la majorité sur les sujets évoqués pendant la séance, notamment à propos du remplacement de la toiture de salle de l’Eden.  François Detton lui a souvent répondu sèchement. Avec une ironie non dissimulée, il s’est énervé, dénonçant l’aspect «fantaisiste» des interrogations de son adversaire du soir. Avocat de profession, le maire a parfois élevé la voix avec ardeur et théâtralité pour s’imposer.

“On ne pouvait pas savoir à l’avance que les charpentes étaient abîmées”

Autour de l’imposante table où ont siégé les élus, la tension a monté à mesure de l’avancement du conseil et des désaccords entre opposition et majorité. Vers 21h, Les conseillers et adjoints sont arrivés par petits groupes dans une atmosphère plutôt amicale. Mais le principal dossier du soir concernant le remplacement de la charpente et la toiture de la salle Eden a suscité quelques crispations. Cette salle de cinéma située au centre ville est fermée depuis les années 1970 mais le maire actuel a décidé d’inscrire sa rénovation au cœur de son programme. Philippe Borderie avait déjà interpellé auparavant la municipalité à propos du coût d’un tel projet. Le montant de la rénovation n’apparaissant pas dans le dossier de présentation distribué en novembre 2012 aux Montmorencéens, le conseiller a redemandé au maire le coût du projet.

La réouverture de l’Eden représente une dépense de 1,65 millions d’euros. Un prix élevé qui est en partie due à la refondation de la charpente et de la toiture. Cécile Lutz Callipel qui s’occupe de ce dossier a fait remarquer à l’élu centriste que l’on ne pouvait pas «savoir à l’avance que les charpentes étaient abîmées». Le maire a défendu la manière dont les travaux ont été organisés. Il reconnaît que la somme est importante. «Le coût d’objectif a été dépassé» a-t-il souligné». C’est à dire que les prévisions ont du être revu à la hausse. Néanmoins, il a expliqué que ses prédécesseurs «auraient fait pareil». «Je ne suis pas responsable de ce bâtiment dangereux» s’est-il exclamé ensuite. «Je me suis entouré des meilleurs spécialistes» a t-il dit.

Avant que le vote soit adopté à la majorité, Philippe Borderie a émis un doute sur le versement des subventions par les collectivités territoriales. François Detton a remarqué que ce «doute est insupportable» et a mis fin par la suite à «cette querelle sans intérêt» selon lui.

Désaccords à propos de la Maison de la Serve

D’autres sujets ont permis aux conseillers de l’opposition de réagir une nouvelle fois. En effet, la délibération sur l’autorisation de la demande de permis de construire de la Maison de la Serve a été l’occasion pour de nouvelles confrontations. Cet espace pédagogique qui sera destiné aux enfants des écoles et des centres de loisirs et  installé dans le parc de la Serve a été pointé du doigt par l’élu du centre pour dysfonctionnements. Un argument qu’a tout de suite rejeté le maire : «je comprends votre inquiétude, car toute nouvelle chose est pour vous synonyme d’anxiété». Tandis que l’élu de droite Gilles Hecquet a déploré ne pas avoir vu le croquis de cette construction. Mais finalement, cette proposition n’a pas eu de mal à être votée par la forte majorité des élues divers gauche.

Les dossiers se sont malgré tout enchaînés, entre dénomination des voies de la place de l’Europe, et validation de séjours estivaux pour les enfants.  Le conseil a été  mené avec fermeté par François Detton. Sans se priver de rappeler à l’ordre Philippe Borderie plusieurs fois : «votre voix porte », « vous susurrez fort » a-t-il lancé, attirant les rires de l’assemblée. Pendant que l’ex maire UMP, désormais membre du conseil, François Longchambon, au contraire, a été lui très silencieux.

Toutefois, la présence de Luc Strehaino, président de la communauté d’agglomération de la vallée de Montmorency (CAVAM) et maire (UMP) de Soisy-sous-Montmorency a permis à François Detton de promouvoir la coopération entre les différentes municipalités dans la mise en place des projets. On compte par exemple la reconquête de plusieurs hectares de friches à Montmagny pour l’installation d’une centaine de familles de gens du voyage, l’évolution du parc technologique de cette même ville et l’extension des horaires de la ligne 15M entre la ville de Montmorency et d’Enghien. A un an des élections municipales, la majorité PS qui administre Montmorency, ville fortement ancrée à droite, entend tirer avantage de la bonne entente qu’elle affiche avec le président de la CAVAM.

 

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