L’actu data-média de la semaine

Infographie : Google et l’évasion fiscale

Anaëlle Domitien

Télérama a décrypté la politique fiscale française de Google dans une infographie. Le magazine présente les différents paradis dont le géant numérique profite, de la France aux États-Unis en passant par les Bermudes. L’archipel qui sert de « boîte postale » permet à la firme de stocker ses 19,8 milliards d’euros non imposés dans l’attente d’une mesure favorable de la législation américaine permettant le rapatriement. Télérama montre ainsi étape par étape, la stratégie de Google pour contourner les taxes française et européenne.

L’hebdomadaire n’est pas le seul à relever ces « déclaration[s] de chiffres d’affaire ridicule ». Le Télégramme s’indigne et titre « Haro sur l’évasion fiscale »ZDNet rappelle que Google a été condamné par l’Inde à payer 13,8 millions de dollars pour évasion fiscale. Google n’est pas le seul adepte de ces pratiques d’optimisation fiscale : Apple, Facebook et Amazon qu’on regroupe sous l’acronyme GAFA, rappelle Arrêt sur image,  sont également « montrées du doigt pour leur propension à installer leur siège social en Irlande, où la taxation est plus douce ». Lire la suite

Breakfast in America

L’ambassade des États-Unis célébrait ce matin à Paris le dénouement de l’élection présidentielle américaine. Le maître des lieux, Charles Rivkin, a convié lors d’un petit déjeuner des diplomates, des étudiants, des Américains résidant en France et les médias.

Il y avait foule ce mercredi 7 novembre à l’Ambassade des États-Unis. L’ambassadeur Charles Rivkin s’est permis d’inviter la presse et d’autres convives à participer à un petit-déjeuner très matinal dès 6 heures en l’honneur de l’élection présidentielle.

Parmi eux se trouvaient des politiques tels qu’Arnaud Montebourg, Jean-Pierre Raffarin ou Pierre Moscovici. Simone Veil était aussi de la partie. Le diplomate a aussi tenu à inviter des étudiants américains, et d’autres originaires de démocraties en évolution, comme des Tunisiens, des Syriens, des Iraniens ou des Égyptiens. Lire la suite

Laurent Mauriac, co-fondateur Rue89 : “les journalistes ont le dernier mot”

Vendredi 12 Octobre, le Master Journalisme de Gennevilliers recevait  un des pionniers du journalisme Web. Après  Serge Michel, c’est au tour de Laurent Mauriac de nous faire partager son expérience.

Il est 14 heures 40, les jeunes journalistes sont fébriles. Qui accueillera notre invité? 15h pétante, la rencontre ne devrait pas tarder à démarrer. Laurent Mauriac arrive accompagné de Nordine Nabili. Les étudiants saluent l’invité et s’installent autour de la table, les yeux brillants. Habillé d’une veste en daim kaki, laissant entrevoir une chemise blanche à rayures bleu et gris, Laurent Mauriac répond d’un signe de tête timide. Les salutations faites, retour sur le parcours de ce journaliste. Âgé de 43 ans, il est co-fondateur du site Rue89. Malgré son jeune âge, il a accumulé une expérience indéniable dans le domaine du Web. Lire la suite

« Il y a des gens qui boivent une bière, moi je roule un joint…! »

Pierre, 25 ans, prépare une thèse dans le domaine de la géologie. Fumeur régulier de cannabis, il ne fume pas de cigarette, et ne prend aucune autre drogue. Ce défenseur de la légalisation du cannabis explique, décomplexé, ses habitudes de consommation.

 

–       Quand as-tu commencé à fumer et pourquoi ?

J’ai commencé à fumer à l’âge de 15 ans, avec des copains. J’ai découvert le cannabis en soirée. Il y avait souvent des pétards qui tournaient, alors j’en profitais. Ce sont des moments très conviviaux.

–       A quelle fréquence fumes-tu ?

C’est variable. Je fume tous les jours en règle générale, et à diverses occasions, mais il m’arrive de ne pas fumer pendant 15 jours. Je fume tout seul ou entre amis, toujours le soir, jamais en journée, parce que je ne veux pas être « défoncé » en journée. Je le faisais uniquement quand j’étais lycéen. En tout cas, je préfère de loin fumer entre amis plutôt que seul.

Lire la suite

832 millions de perte pour l’Etat

Le cannabis coûte cher à la collectivité. D’après les statistiques de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies, le chiffre d’affaire du cannabis représente 832 millions d’euros. En temps de crise, c’est autant d’argent que l’Etat ne récolte pas.

Le débat public sur le cannabis prend souvent racine sur le constat de l’ampleur du trafic de drogues en France, en particulier dans les cités. Dimanche 14 octobre, le ministre de l’éducation Vincent Peillon affirmait que « cette question mérite d’être mené ». Le 5 juin 2012, Cécile Duflot se prononçait sur le sujet en s’affichant en faveur d’une dépénalisation. La question de ces ministres porte sur les conséquences pour notre société d’un assouplissement de la loi. Néanmoins la consommation de cannabis induit également une question de coût. Les interpellations de consommateurs, les gardes à vue qui y sont liés, le travail de la brigade anti criminalité ou encore les démarches de justice en la matière, tous ces éléments représentent une dépense que l’Etat juge nécessaire. Sans parler du manque à gagner que l’Etat ne prélève pas. Pas de taxe sur les ventes à la différence de l’alcool ou du tabac. Lire la suite

Cannabis : des règles communes en Europe ?

Après les déclarations de Cécile Duflot, ministre du logement, en juin dernier sur la dépénalisation du cannabis, c’est au tour du ministre de l’Education Vincent Peillon, de mettre le sujet sur la table. Chez nos voisins européens, cette drogue est plus ou moins tolérée.

Aujourd’hui utiliser du cannabis est sanctionné de 3750 euros et il est possible de faire 1 an de prison, 10 ans pour la vente et 20 ans ferme pour la culture. Ces lourdes peines ne semblent pourtant pas décourageantes. La France se retrouve même en pôle position en ce qui concerne la consommation de cannabis. En 2010, 1,2 millions de consommateurs réguliers sont recensés dans l’hexagone, selon l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT). L’interdiction de drogues douces concerne également des pays comme la Suède, la Grèce, la Pologne ou encore la Turquie. Fumer du cannabis est donc un délit, pouvant conduire en théorie au tribunal même si dans les faits c’est de moins en moins effectif. En Grande-Bretagne, le shit demeure illégal mais la police ne procède aux arrestations que dans certains cas, surtout si des mineurs sont dans le lot. Lire la suite