Serge Michel, « le web, c’est du viagra journalistique »

Avec flegme, Serge Michel, le directeur adjoint des rédactions du quotidien du soir présente le chemin parcouru par le site internet et ses perspectives pour l’avenir. Vidéo en +

Contre le pessimisme ambiant autour de l’avenir de la presse, les mots du directeur adjoint des rédactions du Monde apportent un vent de fraicheur. Lors de la discussion qu’il a menée auprès de la classe du master journalisme et de la licence développeur web de l’université Cergy Pontoise, il s’est exprimé sur la stratégie de la version internet du quotidien, mais aussi sur son histoire. L’heure est venue pour certaines rédactions web de modifier leur modèle économique. Le Figaro se tourne vers une offre hybride entre informations gratuites et un contenu enrichi payant. Le pure Player Atlantico qui avait opté pour le tout-gratuit proposera lui aussi des articles consultables par abonnement. Dans ce contexte les explications de Serge Michel sont précieuses. Lire la suite

Le Canard Enchaîné : un dinosaure moderne

A 97 ans, le Canard Enchaîné affiche toujours une forme olympique et pour cause : 74 000 abonnés et pas moins de 500 000 exemplaires diffusés en kiosque par semaine. Depuis sa création en 1915, l’hebdomadaire satirique a toujours trouvé un public avide de jeux de mots, de caricatures et de révélations politico-financières. Quelle place le journal occupe t-il encore dans la presse française ? Retour sur le succès d’un « vieux de la vieille » mais pas antique pour autant.

Une victoire de canard. Difficile de ne pas esquisser un sourire ou même de ne pas rire à la lecture du Canard Enchaîné.  Jeux de mots, caricatures, scandales aussi aberrants que burlesques… C’est bien la patte du Canard. Mais le journal satirique est né dans un contexte bien moins cocasse, un an après le début de la première guerre mondiale. A sa création, le journal se voulait pacifiste et avait pour objectif d’inciter les soldats français à arrêter la guerre. Lire la suite

Dans les plumes du Canard…

Dans une rue chic du 1er arrondissement où le prix au mètre carré chatouille les 10 000 euros, se situent les locaux d’un des journaux les plus anciens de France. L’entrée est discrète. De la rue, il est impossible de deviner que se cache la rédaction d’un célèbre journal satirique. Le seul indice, un petit écriteau de verre à peine plus grand qu’une carte postale. Bienvenue au Canard Enchaîné.

Contrairement aux allures rustiques de la mise en page de l’hebdomadaire, le bâtiment se veut plutôt élégant. Boiseries vertes, ascenseur dernier cri et hauts plafonds, un air luxueux erre dans les couloirs.

Vingt-six marches plus tard, sous la lumière des lustres de la salle d’accueil, se dévoilent les caricatures de plusieurs illustrateurs du journal : Moisan, Kerleroux en passant par Pétillon. Une trentaine de dessins habillent les murs. Lire la suite